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12 mars 2010

[Brève 0014] Facebook nuit aux opérations militaires.

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Facebook à beaucoup d'inconvénients vis-à-vis de la vie privée de chacun. Certaines fois, cela peut être utile, comme le souligne cette actualité : un raid israëlien annulé du fait qu'un des soldats ait parlé de l'opération sur le site communautaire.

Game Over

13:52 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, terrorisme

17 janvier 2010

Saison 2 / Episode 7 : Si Hobbes et Rousseau étaient là...

 

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L’éthique s’invite en ce début d’année sur le devant de la scène médiatique. Après la tentative d’attentat sur le vol Amsterdam – Détroit, le débat des scanners déshabillant est lancé.

Bien plus qu’une simple question d’intimité relativement importante car, finalement, entre éviter un attentat pouvant toucher plus de 200 voyageurs et les caprices de 12 personnes craignant un complot international découlant de la vision de leurs sous-vêtements il n’y a pas photo, c’est en fait les frontières entre liberté de l’homme et répression du système qui prennent relief.

Cela rappelle la distinction entre Hobbes et Rousseau en rapport avec la nature humaine de l’homme : pour Hobbes, « l’homme est un loup pour l’homme » et l’humain est mauvais, alors que pour Rousseau, le problème c’est le système.

Ces notions, d’abord destinées à la problématique de la Guerre, trouvent un écho dans le fait d’actu nous intéressant : qui, de l’homme voulant conserver sa liberté, ou du système voulant réprimer par tout moyen pour prévenir, a raison ?

 

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Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian accusé d'avoir voulu détruire en vol un avion assurant la liaison Amsterdam-Detroit le jour de Noël

 

 

Un caprice face à une réalité du XXIe siècle.

Le terrorisme, depuis le 11 septembre 2001, a prit une ampleur universelle, dans le sens où la terreur pouvait frapper n’importe où, à n’importe quel moment. Après les attentats à la gare espagnole d’Atocha, en mars 2004, les frontières disparaissaient définitivement et, le 25 décembre dernier, on a failli lire une nouvelle page d’un livre noir dont personne ne veut connaître la fin.

Chaque personne a le droit de donner son avis sur des scanners perfectionnés permettant de voir de possibles sources d’attaques, mais aussi ce que nous n’avons pas l’habitude de montrer à des inconnus (enfin, je l’espère…).

Du coup, déjà que la vie privée est mise à mal du fait de l’explosion d’internet et de sites comme Facebook, voici que l’intimité sexuelle est elle aussi d’être victime des « avancées » du 3e millénaire.

Evidemment, il y a une différence entre le fameux site communautaire et les moyens de combattre les attaques aériennes, mais sur le fond, c’est toujours M. Toulemonde qui en pâtît.

Alors, faut-il rire des remarques et jeter à la poubelle des critiques voulant remettre en cause un système légitime dans son entreprise de vouloir éviter la terreur à tout prix ?

D’une certaine manière, oui, car le contexte dans lequel évolue le système international pousse à prendre les meilleures mesures possibles, afin de faire privilégier la sécurité de tous sur les ressentis « dépassés » de personnes n’ayant pas compris les enjeux réels d’une telle situation.

 

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Vers un système sans limite ?

Le but des scanners déshabillant est louable, en ce qu’il permettrait de faire avorter toute autre tentative ingénieuse et dangereuse.

Pourtant, nous en sommes là : obligation de se montrer dans le plus simple appareil pour prouver que l’on n’est pas un terroriste. Le Contrat Social, si cher à Rousseau, revêt soudainement un caractère plus unilatéral qu’égalitaire, et on a l’impression que c’est le système qui connaît une faille.

Mais devons-nous laisser tomber une solution controversée et faire confiance à la nature humaine, prendre le risque d’avoir de nouvelles tentatives d’attaque en mettant fin à un scanner vous enlevant jusqu’à vos chaussettes ?

Non, « la fin justifie les moyens », comme on dit et, moi-même partageant l’idée de Hobbes et pensant que, par nature, l’homme n’est pas bon (nous y reviendrons dans un article prochain, c’est écrit), mieux vaut mettre en place un système de sécurité, bien que critiquable, plutôt que de donner de nouveau l’opportunité à des personnes malveillantes, de mettre en danger la vie de centaines d’innocents.

Evidemment, à la question de savoir si cela suffira à mettre fin aux actes terroristes, la réponse est non, le terrorisme émergent sous les formes les plus diverses.

A la fin de cet article, nous devons surtout nous demander si, à l’image des Tonneaux d’Adélaïde, la lutte contre le terrorisme n’est pas une course sans fin, les autorités remplissant de lois un système percé de toutes parts par le terrorisme…


Sources :


Scanners : la France a choisi


Bussereau s'inspire d'Israël

 

10:28 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, scanner

25 janvier 2009

Saison 1 / Episode 16 : Combattre le Feu par le Feu.

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Cette semaine encore, le Monde a tourné autour d’un seul Homme : Barack Obama.

Non, je ne vais pas vous provoquer une nouvelle indigestion sauce Obamanienne (à prendre dans le sens « Obama ? On sature » étant moi-même un fervent partisan du nouveau Président américain).
Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la façon dont les médias peuvent nous « remplir » d’une même information de sorte qu’on arrive à vouloir zapper ce que nous apprécions.

Je vais plutôt m’intéresser à sa première action en tant que Président, forte en ce qu’elle prolonge l’idée « Change Is Coming », je veux bien entendu parler de la décision de fermer Guantanamo qui prend (enfin) réellement forme.

Derrière cette décision, c’est surtout la Torture qui en prend un coup, car les forces U.S. ont toujours été pointées du doigt quant à leur vision de « La Fin Justifie Les Moyens ».

Soit, la Torture est en voie d’extinction chez les américains, « Joie et Bonheur » diront les plus fervents défenseurs des droits de l’Homme.
Pourtant, et c’est mon rôle après tout, il convient de se demander si la Torture est vraiment, en 2009, un exercice à bannir car dépassant toutes les règles de l’éthique.
En effet, la Torture reste, dans sa finalité, la manière d’obtenir des informations de personnes suspectées des pires actions.

Devons-nous nous réjouir de la fin de cette pratique ou pouvons-nous la défendre ?

Oublions la ligne jaune, laissons l’Emotion à l’écart, ne craignons pas d’heurter les mœurs et soyons objectifs.

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A la manière de Barbares.

Les Droits de l’Homme ont fait de la Torture une de leur cible favorite ces dernières années.
Depuis le 11 septembre 2001, le Monde est entré dans une nouvelle ère où la crainte est devenue la pire ennemi de tout Etat, le Terrorisme s’étant imposé à un échelon mondial et refaisant surface régulièrement, n’importe où et n’importe quand.

Les puissances mondiales ont alors eu comme première volonté de contrer ce phénomène et les américains sont entrés de plein pied dans le bourbier irakien.

Un an et demi après avoir perdu près de 3000 de leurs concitoyens dans ce qui restera l’attentat le plus dramatique de tous les temps, les américains essayèrent tant bien que mal de légitimer leur action en invoquant les fameuses armes de destruction massive (que l’on cherche toujours aujourd’hui).

Mais tout à véritablement dérapé lorsque le scandale de la prison d’Abu-Ghraib et les photos qui y furent prises éclatèrent au grand jour.
Humiliations et souffrances devenaient les premières bribes de la Torture exercée par les gentils (américains) sur les méchants (irakiens).

Depuis cette date, le débat sur la Torture prit place sur le devant de la scène médiatique pour ne plus la quitter, et ce notamment à cause de Guantanamo, Symbole de la Torture américaine sur des personnes qui ne sont pas toujours si coupables que ça.

Les plus critiques sont explicites : ceux qui exercent la Torture sont pires que les terroristes eux-mêmes.
Idée violente mais qui souligne bien le paradoxe existant :
Le Terrorisme c’est l’emploi de la violence visant à faire naître la terreur et la peur chez l’opinion publique.
Et comment dissocier la Torture, même lors d’un interrogatoire, dans ce cas ? On fait peur à un suspect en le menaçant des pires souffrances.
On peut alors aller jusqu’à se demander si l’une est l’autre de ces pratiques ne sont pas, finalement, similaires.

Terrorisme = Torture ?

Les finalités sont différentes, c’est incontestable.
Si le Terrorisme n’a comme objectif que la peur, la Torture, elle, utilise ce même sentiment qu’est la peur afin de répondre à un problème de grande envergure.
Evidemment, bien que ça soit très choquant, la Torture à une finalité « honorable » en ce qu’elle veut amener une réponse afin d’éviter une catastrophe, voire la contrer.

La symbolique de la Balance étant assez démonstratrice, je vais m’en servir ici.
Le soldat américain qui Torture un terroriste le fait afin de rétablir l’équilibre « Peur / Confiance » des choses, équilibre qui est toute la base de la dissociation entre Terrorisme et Torture.
Si le Terrorisme vise à faire basculer cet équilibre du côté « Peur », la Torture (utilisée par les Etats défendeurs, cela va de soi) vise à rétablir un juste équilibre entre la Peur et la Confiance.

En cela, la Torture, qui reste néanmoins une manière très brutale et n’excluant pas d’ailleurs la mort de celui devant la supporter dans le pire des scénarios, peut se targuer d’être moins pire que le Terrorisme.

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La Torture : Arme Légitime ?

Oui, pratiquer la Torture est une violation des Droits de l’Homme, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, j’en passe et des meilleurs.

Mais cette sacralisation du principe « Aucune Torture » est-elle souhaitable ?

Nous, en France, nous n’avons pas la même vision qu’un Etat comme les Etats-Unis, et c’est pourquoi il peut être difficile de comprendre comment certains des agents US pratiquent la Torture, à Guantanamo ou ailleurs.
Est-il utile de rappeler que nous aurions sans doute une vision autre du Terrorisme si ce fut notre pays qui fut frappé d’un attentat faisant 3000 victimes ?

La Torture peut-elle être vue comme un moyen efficace de lutter face aux menaces du 21è siècle ?

Si l’on part du principe que le Terrorisme ne se fixe pas de limite et va de plus en plus loin dans l’horreur, comment ne pas vouloir réagir face cet élan de violence frappant des centaines d’innocents chaque année ?

Car oui, ce n’est pas le Terrorisme qui va s’adoucir parce que les Conventions du Monde entier ont adoptées le principe que « Torturer c’est pas bien, même si c’est le pire des criminels », et il faut être réaliste et savoir que ce n’est pas en théorisant l’éthique que cela atténuera les violences d’extrémistes.

Ici, il faut tout de même rappeler que, selon les spécialistes, les révélations récupérées lors d’un interrogatoire faisant usage de la Torture ne peuvent être considérées comme utiles.
En effet, sous la pression de la souffrance, les victimes de Torture perdent leur cohérence et délivrent, bien souvent, des informations erronées ou sans aucun sens, que ce soit sous influence de la peur ou car un entraînement à la Torture leur a été appliqué auparavant.

Mais comment faire alors ?
Imaginons le scénario le plus extrême, que l’on pourrait d’ailleurs retrouver en prime-time aux US dans une série qui a défrayée la chronique en abusant de séquences de Tortures, à savoir la série 24 : un terroriste est arrêté. Une bombe doit bientôt exploser dans une ville importante et peut causer des milliers de morts.
Que faire ? Lui demander gentiment plusieurs fois où se trouve la bombe, où alors tout mettre en œuvre pour lui faire cracher le morceau, en utilisant donc la force et des moyens pas très honorables.
Faire souffrir un homme pour en sauver des milliers, là est le dilemme éthique.

De la pure fiction pensez-vous ? Pourtant ces derniers mois les forces de police ont à plusieurs reprises arrêté des groupuscules sur le point de commettre des actes tels (l’ETA notamment).

Mais d’un autre côté on nous dit que la Torture ne sert à rien car les propos sous l’emprise de la peur ne sont porteurs d’aucune rationalité !

Cruelle désillusion… Nous avons fait de l’ultime arme contre la crainte du 21è siècle un outil à bannir au nom des Droits de chacun (même des terroristes donc), et quand bien même on peut la légitimer, cette arme se voit décrédibiliser par des spécialistes assurant que c’est finalement la pire des solutions.

Tout le Monde connaît le proverbe : « La Fin Justifie Les Moyens ».
Nous vivons dans une société où tout n’est pas tout noir ou tout blanc, mais où tout est bien gris, et accepter de lutter contre les formes de criminalités du 21è siècle passe par l’acceptation que l’on doive sans doute revoir nos idées car rendre le Monde plus Blanc que Blanc ne pourra se faire en défendant (car oui, en bannissant la Torture c’est bien de cela qu’il s’agit) les Droits de ceux qui veulent le voir brûler…

Sources :

Âmes sensibles s'abstenir

http://www.mindfully.org/Reform/2004/Abu-Ghraib-Prison-Photos11jun04.htm


Bientôt la Fin de la Torture (?)

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93865


Kouchner et Yade satisfaits

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/23/01011-20090123FILWWW00555-guantanamo-kouchner-et-yade-satisfaits.php