22 février 2009
Saison 1 / Episode 22 : La Publicité Téléphonée
C’est avec étonnement que je me suis aperçu qu’un fait de l’actualité auquel je n’avais pas donné toute l’importance qu’il avait m’avait plus ou moins échappé.
Bien que l’apparence d’arriver une fois la guerre terminée soit forte, je vais tout de même me pencher sur ce fait car mieux vaut tard que jamais (et ça changera des articles sur Facebook).
Il y a quelques semaines, une publicité avait suscité l’intérêt de l’opinion publique pour son message positif et son aspect unique.
Cette publicité, vous avez sans doute dû en entendre parler, c’est celle mettant en scène Pascal Duquenne, acteur émérite du film « Le Huitième Jour », vantant les tarifs d’un nouvel opérateur téléphonique, Simyo.
Le film « Le Huitième Jour » avait marqué les esprits lors de sa sortie, notamment grâce à la prestation superbe de Pascal Duquenne, montrant sous un jour nouveau la maladie communément appelée Trisomie 21.
Treize ans après la sortie de ce film, voici le retour de Pascal Duquenne sur nos écrans.
C’est avec plaisir que nous le retrouvons (la leçon de courage de cet homme est très forte), mais pour les besoins de la réclame télévisuelle.
Comme tout le monde j’avais trouvé l’idée de mettre en avant cet acteur vraiment sympathique, et il faut avouer qu’au lieu de dire « As-tu vu la pub Simyo ? », nous disons pour la plupart « As-tu vu la pub avec Pascal Duquenne ? », reléguant l’impact publicitaire au second plan.
Pourtant, et comme vous le savez maintenant, l’émotion n’est pas la meilleure des réponses aux faits de société et nous devons la mettre de côté afin de réellement comprendre l’ampleur de ces mêmes faits.
En effet, si la mise à l’honneur de Pascal Duquenne est une bonne idée, n’oublions pas que c’est avant tout pour les besoins d’une publicité, et que le coup marketing n’est pas bien loin, pour ne pas dire que c’est sans doute LE coup marketing de ce début d’année.
Les aveugles aimeront.
S’il y a une chose qui m’a frappée, c’est que l’opinion publique soit à genoux devant une telle publicité, pour ne pas dire qu’elle est littéralement tombée sous le charme.
Qui ne connaît pas une personne dans son entourage qui a déclarée apprécier la publicité en question, voire l’adorer ?
Leurs arguments sont à considérer : la publicité permet à des personnes « différentes » de gagner leur vie, ce qui est louable.
Certes, à condition de ne pas instrumentaliser ces mêmes personnes afin de sensibiliser l’opinion publique à coup de « Vous avez vu ? On met des handicapés dans nos pubs ! Vous voyez comme on est une bonne marque bien éthique ? Achetez nos produits, on est vraiment des exemples ! ».
Et oui, une fois passé l’agréable sensation que l’on veuille mettre en avant des personnes telles que Pascal Duquenne, ressurgit l’éternelle stratégie marketing de tout bon publicitaire flairant le bon coup médiatique.
Si l’on est objectif, il est vrai que le fait qu’un outil tel que la publicité donne la parole à des personnes qu’on est peu habitué à voir sur le petit écran, s’apparente à une avancée.
La publicité, tant critiquée, décriée, commentée, fait acte de rédemption et semble mettre au second plan son message pour honorer les personnes que la société oublie peu à peu.
Finalement, pourquoi ne pas faire comme la plupart des personnes ayant jugée cette publicité « géniale » ou encore « magnifique » ?
Après tout, Pascal Duquenne a donné son accord pour jouer dans la publicité et l’un des atouts de cette dernière est aussi de se pencher sur les personnes malades ou handicapées pour délivrer un message hautement symbolique : Nous ne sommes pas si différents.
Laisser la place à l’émotion car la publicité, habituée à des campagnes à double tranchant, fait une action honorable à laquelle même les plus généreux des hommes n’auraient pas pensés ?
Ce serait trop accorder à la publicité qui reste avant tout un outil commercial par excellence.
Cette publicité est un bon exemple de l’aveuglement que peut créer l’émotion, à n’en pas douter, et je pense qu’on pourrait même la rapprocher de l’analyse que j’effectuais sur le Téléthon : un but louable, mais à l’arrière-goût fort amer.
On met à l’honneur, certes, mais à des fins commerciales.
Les avertis verront.
Oui, nous avons une publicité un peu « révolutionnaire » en ce qu’elle fait ce que personne n’avait fait auparavant, mais comment oublier que nous avons affaire à un message publicitaire, amenant à deviner des intentions moins nobles qu’il n’y paraît ?
Cela reste un outil commercial et il est difficile de ne pas imaginer les experts en communication de chez Simyo ne pas avoir une idée derrière la tête.
Comment faire pour toucher les consommateurs alors que l’on est un opérateur téléphonique inconnu, à côté des monstres Orange, Bouygues et SFR ?
Faire un coup médiatique, assurément !
Qui oserait remettre en question une campagne publicitaire dans laquelle il y a un handicapé ?
… Les personnes suffisamment objectives…
A ce moment-là, me direz-vous, à quoi bon faire des efforts comme celui opéré par Simyo, si des personnes provocantes telles que Pierre Machado critiquent même ce qui semble incritiquable ?
Pourquoi pas, après tout, ne pas faire abstraction des arrière-pensées commerciales, en gardant à l’esprit la performance de Pascal Duquenne ?
Parce qu’il est inconcevable que Simyo n’est pas voulu faire du pur commercial, et nous en avons la preuve explicite !
Effectivement, la preuve que l’opérateur ne soit pas de si bonne foi est présente.
Je m’explique.
Si l’on suit le raisonnement qu’aurait pu avoir Simyo, cela aurait été la volonté de faire de la pub, certes, mais en mettant en avant des personnes que l’on voit peu, pour leur faire honneur.
Oui, mais alors pourquoi ne pas aller jusqu’au bout chers experts en communication ?
Pascal Duquenne est touché par la Trisomie 21, c’est la seule raison de sa présence dans cette publicité (il ne faut pas en envisager d’autres, ce serait de la naïveté).
Néanmoins, a-t-on eu un quelconque signe en direction des autres personnes atteintes de Trisomie 21, à savoir un renvoi vers une association concernée par exemple ??
Aucun, alors qu’il y en a de nombreuses !
Comment, alors, voir une sincérité totale de la part de Simyo qui ne va pas au bout de sa volonté d’ouverture ?
Simyo aurait pu recevoir les hommages de chacun en démontrant son réel intérêt pour les personnes porteuses de la maladie de la Trisomie 21, mais le marketing a ce défaut qu’il ne parvient pas, malgré toute sa bonne volonté, à cacher ses intentions douteuses.
Avant de terminer, loin de moi l’idée de faire de la démagogie, mais je tiens tout de même à mettre en avant les véritables associations qui ont le mérite de se battre pour les personnes atteintes de Trisomie 21, associations qui sont, elles, réellement sincères et honorables :
http://www.trisomie21-france.org/
http://www.t21.ch/
http://www.trisomie21-france.org/Coordonnees-des-associat...
On peut tout de même dire que Simyo a été sincère sur un point, par rapport à l’opinion publique, avec un slogan à souligner, montrant que l’opérateur un fait un peu, mais pas trop quand même (on a des abonnements à vendre nous, faut pas déconner !) :
« Juste ce qu’il vous faut (pour nous croire sincère)».
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09 février 2009
Saison 1 / Episode 18 : L'Angoisse comme Arme.
La technologie, mise à l’honneur il y a quelques semaines sur ce blog, se retrouve aujourd’hui encore sur le devant de la scène médiatique, plus précisément les téléphones portables et leurs antennes-relais.
Bouygues Telecom a en effet été condamné par la cour d'appel de Versailles à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie » par les familles avoisinantes.
Les médias ce sont bien (trop) vite emballés de cette solution pour jouer avec et lancer les hypothèses les plus folles : suppression d’autres antennes-relais ? Suppression de toutes les antennes-relais ?? Fin des téléphones portables ???
Aujourd’hui, moins d’une semaine après, on n’en parle déjà plus, peut-être car les médias ont-ils compris leur maladresse dans le traitement de ce sujet.
En effet, avant d’arriver à la conclusion que les antennes-relais soient néfastes pour la santé et que nous sommes en train de devenir esclave de notre technologie, il faut prendre en considération un élément qui, lui, à beaucoup moins été mis en valeur dans cette histoire, à savoir qu’il n’y a tout simplement pas de risque quelconque pour qui que ce soit d’être touché par une hypothétique maladie à cause d’antenne-relais.
Non, je ne suis pas devenu fou et j’ai comme vous entendu les témoignages des habitants voisins d’antenne-relais et il faut avouer qu’on ne peut pas ne pas établir un lien logique entre les deux constats : des problèmes de santé inquiétant et une antenne-relais lâchant de nombreuses ondes, séparés d’une dizaine de mètres.
Oui, mais voilà, il y a donc un détail qui pourrait remettre en cause tout le boucan médiatique opéré lors du jugement de la Cour d’Appel de Versailles : aucun rapport scientifique n’a pu conclure qu’un risque ait pu être causé par les antennes-relais, rien que ça.
Étonnant.
Voici que l’opinion publique entière s’est émue d’une situation qui n’existe pas car il est certain que les antennes-relais, au sens scientifique de l’approche (ondes émises) ne peuvent être vues comme responsables des maux des personnes concernées.
Il convient donc de voir l’énormité de la situation en présence : les antennes-relais émettent de sondes électromagnétiques, certes, mais elles sont du même ordre de grandeur… qu’une télévision… Il faudra ensuite se demander quelles sont les réelles motivations des juges pour arriver à mettre en jeu la responsabilité d’irresponsables et ce que cela révèle sur la société actuelle.
Un faux problème pointé du doigt.
Les juges en avaient sans doute une petite idée : rendre une telle décision allait faire grand bruit, à une époque où la téléphonie mobile est à son apogée économique.
Ils délaissent volontiers les rapports scientifiques pour se baser sur un critère qui ne l’est pas, scientifique, ni juridique d’ailleurs : si les antennes-relais doivent être dénoncées, c’est par ce que les personnes concernées ont ressenties une « angoisse ».
Nul doute que les juges ont voulu se mettre du côté des habitants victimes d’un problème, si ce n’est lié aux antenne-relais, psychologique.
En effet, l’argumentation de la Cour d’Appel est à la fois extrêmement claire et totalement confuse, puisque le motif retenu par les juges en vue de déclarer Bouygues Tel coupable n’est autre qu’un timide « angoisse ressentie ».
Extraordinaire ! Voilà que si l’entier système de téléphonie mobile est remis en cause, c’est parce que les personnes se disant victime de troubles sont angoissées !
Même si vous n’êtes pas juristes, vous voyez ici le problème : les juges utilisent un élément, quoique moral (et donc indemnisable), qui n’a aucun appui puisque que c’est un sentiment, ici l’angoisse, afin de légitimer leur décision !
Les dérives sont à craindre dans ce cas : n’hésitez plus à déclarer que l’aéroport à 300 mètres de chez vous vous angoisse pour pouvoir recevoir une indemnité, n’hésitez plus à faire un procès à votre opérateur téléphonique en prétextant que vous êtes angoissé d’avoir une bombe électromagnétique dans votre poche (un téléphone portable émet jusqu’à 10 000 fois plus d’ondes qu’une antenne-relais !), n’hésitez pas non plus à dire que vous êtes angoissé quand vous regarder TF1 car, même si la chaîne en elle-même peut avoir des répercussions sur la santé, c’est bien la télévision qui pourrait vous rendre malade !
Oui, mais que penser des maladies véritables dont souffrent les personnes, dont on ne peut réfuter la véracité tant les symptômes sont présents ? Là est le mystère.
Que l’angoisse puisse aller jusqu’à nous donner des maladies n’est pas forcément nouveau. Les preuves ont été faites il y a assez longtemps que lorsque que nous nous convainquons de quelque chose, nous avons ensuite l’impression de ressentir ce quelque chose.
Le stress en est un bon exemple : nous craignons de ne pas être à la hauteur, nous pensons que tout va mal se passer, et nous avons alors mal à la tête, à l’estomac, etc…
La santé peut marcher sur le même crédo : si l’on pense être malade après avoir toussé deux fois en trois minutes, et que l’envie d’aller voir un médecin est forte, il y a fort à parier que, quelque soit votre réel état de santé, vous aurez droit à des médicaments et ainsi, alors que vous ne souffrez peut-être de rien, vous pensez réellement être malade : vous avez toussé et le médecin vous donne des médicaments, pourquoi penser être en bonne santé ?
Évidemment, ce serait une erreur de comparer une toux passagère aux maux dont souffrent quelques uns des principaux intéressés de cette histoire.
Pourtant, on ne peut qu’être perplexe de voir qu’une « simple » antenne-relais à pu faire ça, alors que ces mêmes personnes ont sans doute un téléviseur et des téléphones portables en leur possession (avec une antenne-relais si proche, il serait dommage de ne pas en profiter !).
La précaution, quelque soit son prix.
Quelles seront les conséquences d’une telle décision ?
Nous sommes en plein dans l’excès avec cette décision, un excès à tous les niveaux, notamment jurisprudentiel car si l’on continue sur cette extraordinaire lancée, nous pourrons bientôt tous faire un procès à une société commerciale concernée de près ou de loin par des ondes électromagnétiques car nous serons « craintif », « mal à l’aise », voire « pas bien du tout».
Les faits sont donc là : nous avons des « victimes » qui n’ont pu tomber malade par magie (même si l’angoisse forte les a peut-être convaincues que les antenne-relais pouvaient réellement être néfastes), mais nous avons aussi la totalité des rapports scientifiques les plus pointus (avec un Procès en jeu, on ne peut que penser que les rapports doivent être bien renseignés) qui ne laissent transparaître qu’une seule thèse : les antennes-relais ne présentent aucun danger, et quand bien même elles pouvaient être dangereuses, nous serions tous plus malades les uns que les autres du fait des fortes ondes électromagnétiques d’un téléphone portable ou d’une télévision.
Néanmoins, et là aussi l’intérêt est grand, si la preuve de trouble pouvant résulter d’antennes-relais n’ait pas apporté, la preuve qu’absolument aucun trouble ne puisse survenir n’a pas été démontrée elle non plus.
Avec la quantité et la qualité des rapports scientifiques élaborés, on peut s’imaginer avoisiner, sans caricaturer, les 99,9% de chance que les antennes-relais ne représentent aucun danger pour qui que ce soit.
Mais il reste 0,1% de chance que les antennes-relais représentent bien un risque pour quiconque, et l’on peut envisager que ce soit le raisonnement opéré par les juges qui, voulant à tout prix faire valoir la précaution, ce sont contenté de cette infime possibilité que les antennes-relais soient néfastes pour donner du poids à leur décision.
On ne peut pas dire que l’on n’est pas protégé par la Justice, après une telle décision, certes, mais à trop vouloir en faire, il faut se demander si les juges ne sont pas tombés dans l’effet inverse à celui voulu : en voulant légitimer la précaution de chacun, dès qu’un hypothétique risque peut, peut-être, éventuellement exister d’un certain point de vue (phrase pas très charmante sur la forme, je vous l’accorde, mais c’est ce qu’on peut ressortir de la thèse de la Cour), les juges entretiennent un mauvais suspense en s’accordant sur l’idée « Non, il n’y a pas de risque pour l’instant, mais il doit bien y en avoir un ! ».
A vouloir bien faire, les juges ne font que réellement remettre en question tout un système devenu vital pour la société (qui pourrait vivre sans téléphone portable aujourd’hui ?), de sorte qu’on pourrait se demander si la crainte qu’inspire une telle solution ne légitimerait-elle pas un procès contre ses mêmes juges pour « l’angoisse ressentie » que peut susciter leur raisonnement…
Source :
Le débat est ouvert
http://www.lefigaro.fr/debats/2009/02/06/01005-20090206...
22:21 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angoisse, antennes-relais, téléphone
01 février 2009
Saison 1 / Episode 17 : Quand la Réalité Supplante la Fiction.
La semaine passée, la Belgique fut bouleversée par ce fait divers : un homme commettant un massacre dans une crèche, tuant deux bambins et un adulte.
Quelques jours plus tard, un détail sur le criminel porte à intérêt.
En effet, bien que cela semble très superficiel, les médias rapportent qu’il portait un maquillage rappelant fortement celui du Joker dans le film « The Dark Knight », énorme succès dans le monde entier.
Evidemment, seuls les spécialistes peuvent réellement déterminer le profil psychologique de l’individu, mais on peut facilement déceler l’impact qu’à eu le film sur lui, de manière qu’on doit de se demander si ce dernier n’a pas eu un véritable rôle dans ce drame.
Mais ne serait-ce pas une chasse aux sorcières que d’essayer de démontrer par A+B qu’un divertissement ait une influence si forte sur des personnes alors que, sur les millions de spectateurs ayant vu les différents actes terroristes du Joker, un seul semble avoir été vraiment faible psychologiquement pour effectuer une folie telle, à la manière de son idôle.
Le cinéma et les séries ont-il une réelle influence sur nous ?
La violence, rentabilité actuelle.
Dans « The Dark Knight », le Joker est un terroriste en puissance voulant prouver que la peur peut guider une population entière si on sait la manipuler.
Nous n’allons pas restituer ici le synopsis du film, mais il est à souligner que le scénario use avec efficacité les peurs actuelles de chacun en matière de Terreur (cf. « Combattre le Feu par le Feu »).
Le terrorisme marque régulièrement le Monde entier, et quoi de plus logique que de donner le premier rôle au blockbuster de l’année à un terroriste ?
Le succès montre à lui seul que le public y porte un intérêt massif.
De plus, le jeu d’acteur du regretté Heath Ledger, dans la peau du Joker, fut unanimement salué dans le monde entier de sorte que les récompenses à titre posthume se multiplient (notons d’ailleurs que la Cérémonie des Oscars est proche et qu’il pourrait être là aussi mis en avant).
Bref, nous avons donc aimé un terroriste en la personne du Joker, un terroriste qui fut le gros atout du film de l’année 2008, tout simplement.
Le raccourci que j’effectue est-il trop rapide ?
Et bien quand on voit ce qu’il vient de se passer à Termonde, on se dit que ce raccourci paraît plus envisageable que nul autre.
La personne fut tant impressionnée qu’elle en vint à « être » le Joker en faisant un acte d’une rare violence, physiquement comme psychologiquement.
Que penser ? Qu’il était à l’origine déséquilibré et que cela serait arrivé un jour où l’autre ? Que l’impact qu’à eu sur lui le film était trop intense ?
Nous devrions prendre des gants sur cette réflexion car s’entrevoit ici un problème bien grave : le fait que des personnes psychologiquement faibles confondent fiction et réalité, trouvent refuge dans les yeux d’un personnage sordide.
Si nous concluons que la violence aujourd’hui, à la fois dans les films mais aussi ailleurs (nous reviendrons sur les séries), à une réelle influence sur nos comportements, à différents degré, ce sera inquiétant car nous redouterions jour après jour l’émergence de nouveaux faits divers encore plus horribles.
Mais reste l’argument que nous sommes face à l’exception : un homme l’a fait, des millions d’autres ne l’ont pas faits et n’en auront d’ailleurs jamais la moindre pensée.
Pourtant, si nous devions nous pencher sur les différents vecteurs menant au constat que la violence est à portée de tous et donc des personnes trop influençables, nous ne serions pas dans le faux.
Il est bien loin le temps où « La Petite Maison Dans la Prairie » pouvait servir de modèle d’éthique à tous. Aujourd’hui le désir de cumuler les audiences pousse les chaînes mondiales à vouloir faire de plus en plus dans le trash afin d’attirer le téléspectateur et le garder en haleine des heures durant.
Comme le cinéma, les séries touchent aussi la majorité d’entre nous, et plus les années passent, plus elles excellent dans le politiquement incorrect :
Aux Etats-Unis, « Dexter » nous propose de suivre le quotidien non pas d’un flic banal, mais d’un criminel, tout simplement. J’arrête mon descriptif de cette série ici car les fans savent que l’histoire ne se limite pas à ça, mais il n’en reste que l’essence même de la série et que le héro et un tueur.
En Angleterre, la saison 3 de la série « Skins » vient de débuter. Le speech ? La déchéance d’adolescents vivant dans la banlieue de Bristol, avec des intrigues se déroulant sur fond de drogue, sexe et techno.
Je ne cherche pas à pointer du doigt ces séries comme un démagogue pointerait du doigt les jeux vidéo (qui sera sans doute un sujet traité à l’avenir sur ce blog), car moi-même je les regarde et je n’ai pas honte de le dire, bien au contraire.
Mais il faut être réaliste et ne pas se voiler la face : on ne peut pas mettre n’importe qui devant ces séries où le héro est un assassin, ou devant ces films où l’on en termine à idolâtrer un fou dangereux.
Alors, les avertissements du CSA et les rappels sur l’âge des personnes pouvant regarder le programme ? Soit, je veux bien y croire pour un film passant sur les chaînes hertziennes, mais avec les nouveaux outils (téléchargements, streaming), si un adolescent ou une personne influençable veut regarder un épisode ou un film bien trash, il le fera sans avoir trop d’obstacles à éviter…
Nous pouvons donc terminer ici en déclarant qu’il faille accepter le fait que toutes les personnes ne sont pas à mettre devant le même écran.
Si l’immense majorité sait faire la différence entre un divertissement et une réalité, il ne suffit que d’une seule personne trop influençable se déconnectant de toute réalité pour que les unes des journaux titrent des faits si choquants.
Dexter, quand le Gentil est le Méchant
Une Responsabilité Sans Faute de la part des Divertissements.
Nous l’avons vu, les studios de cinéma et de télévision cherchent avant tout à satisfaire la personne devant l’écran, leur clientèle, et c’est pourquoi depuis le début de la décennie un virage s’opère à grande vitesse :
Le petit écran d’abord, avec des sujets sur la Mort elle-même (Six Feet Under), sur le Terrorisme (24), sur le sexe (Californication), etc…
Il y en a pour tous les goûts, et surtout pour les goûts du téléspectateur du 21è siècle !
Alors que rétorquer ? Les limites sans cesse repoussées dans les séries paraissent légitimes car leurs audiences sont plus qu’honorables !
Devrait-on dénoncer ce que nous apprécions nous-mêmes ? Ce serait le summum de l’hypocrisie, à n’en pas douter.
Les choses évoluent, c’est un fait, et s’il y a dix ans encore être fan d’un assassin pouvait sembler inconcevable, aujourd’hui cet assassin à sa place en prime time et ça marche !
Le cinéma ? Et bien là aussi il y a une évolution avec un atout donné aux films proches de l’actualité.
La Violence elle-même est le sujet du film « oscarisé » en 2008, à savoir « No Country For Old Men », un pur chef d’œuvre soit dit en passant.
The Dark Knight tourne autour du Terrorisme, nous l’avons déjà dis, et c’est le plus gros succès de 2008.
Il y a un paradoxe à établir entre l’offre et la demande, c’est incontestable : le public veut du spectaculaire, et on lui en donne, qu’importe soit les conséquences éthiques.
L’audience prime sur le message, mais ce n’est que pur logique finalement.
Oui, ce qu’il s’est passé en Belgique est horrible, oui le criminel (si j’appliquais strictement les règles de Droit je devrais m’en tenir à « Suspect » mais vu les circonstances je ne pense pas trop m’avancer en le qualifiant ainsi) s’est inspiré d’un personnage cinématographique, oui c’est en voulant se prendre pour lui qu’il est arrivé à faire un tel acte.
Mais comment porter toutes les critiques sur un film quand l’on remarque que le problème vient plutôt de la personne elle-même ?
Recueillement à Termonde après la tuerie
Les mœurs évoluent, les attentes de chacun évoluent.
Les médias ne nous donnent que ce que nous voulons, au final, et bien que cela fasse conclusion bâclée, on ne peut retenir qu’une chose :
Il incombe à chacun de nous de voir ces divertissements tels qu’ils sont, c’est-à-dire de simples divertissements, et non des messages subliminaux dictant nos actes futurs.
Sources :
Le Joker ?
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/24...
Il tue comme Dexter...
http://www.lepost.fr/article/2009/01/08/1379162_fan-de-...
10:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : termonde, joker, violence, cinéma, séries
21 décembre 2008
Saison 1 / Episode 9 : La Mort au Bout du Clic
C'est après une période pour le moins mouvementée (je suis étudiant en troisième année de droit, ce qui inclut le passage d’examens) que je reviens sur ce blog avec plusieurs sujets dans ma hotte.
Cette semaine, un adolescent est décédé après avoir voulu retranscrire une scène vue sur internet, l'amenant à s'étouffer avec un sac en plastique.
Il y a à peine deux semaines, une chaîne anglaise à créée la polémique en diffusant un reportage racontant le suicide d'un malade incurable, filmé en direct.
Au diable l'éthique, vive le show, tuons les malades incurables en live, donnant des idées morbides à la nouvelle génération, ça fera de l'audience et un joli cadeau de noël pour tout téléspectateur aimant l'émotion pure !
Avant de crier au scandale, il va falloir remettre en cause la relation entre les médias et la mort (sujet bien particulier en cette période de fêtes, je vous l'accorde) car cette année fut émaillée par de nombreux faits divers tous plus ou moins liés aux médias, notamment les vidéos publiées sur internet, et accessibles à tous.
Entraînement au tir d'un adolescent avant d'aller fusiller ses camarades de classe en Finlande, vidéos donnant de mauvaises idées de jeu à des collégiens, suicides en direct (on y arrive tout doucement), et même des accidents mortels filmés sans intention particulière (si vous recherchez des mots tels que "Accident Mortel" ou « Crash » sur Dailymotion, vous en aurez pour votre argent...).
Quand un groupe de rap insulte l'instrument judiciaire dans un clip, l'opinion publique s'émeut, l'affaire se retrouve devant les tribunaux et la vidéo est immédiatement retirée du site (cf. "Une nouvelle pierre apportée à l'édifice de la libre expression" et le passage sur le clip en question).
Pourtant, lorsque nous voyons une personne physique décéder sous nos yeux ébahis, nous ne nous offusquons guère, et on va même cliquer sur l'une des vidéos proposées par le site, en rapport avec le sujet, pour en prendre un peu plus plein les yeux.
Bien que l'objectivité soit la règle d'or de ce blog, il va être difficile de ne pas prendre parti sur un tel sujet, mais nous allons faire un effort en rappelant que l'émotion n'est qu'un leurre.
L'auteur de la fusillade en Finlande
Veuillez saisir votre recherche : Mort.
Il n'est pas question de faire le procès d'un site internet ou d'un autre, mais bien de constater et penser la réalité des faits.
Nous sommes face à une situation pour le moins atypique : nous avons désormais accès, dans une société où finalement tout est possible, à des vidéos montrant le décès d’une ou plusieurs personnes, sur des sites internet comme sur nos écrans de télévision.
Comment concevoir que l’on puisse légitimer cela ? N’est-ce pas le problème le plus extrême auquel nous puissions être confrontés ?
Un site permettant de visionner des vidéos de toute sorte doit-il être pointé du doigt lorsqu’il propose des contenus choquant ? A qui incombe la responsabilité ?
Quand l’on s’inscrit sur ce genre de site afin de mettre des vidéos en ligne, il est bien précisé que nous sommes responsables du contenu des vidéos en question.
Néanmoins, quand une vidéo défraie la chronique et fait la Une de l’actu, c’est plus souvent le site, qui n’a pourtant qu’un rôle passif, qui est vu comme véritable responsable, l’opinion publique ne comprenant pas comment il a laissé circuler une vidéo si immorale.
Autre point remarquable, les sites permettent de « noter » les vidéos quant à leur pertinence, et on peut se demander ce qu’il advient de penser quand une vidéo « mortelle » est notée cinq étoiles, appréciation donnée uniquement par les visionneurs.
Aurions-nous perdu le sens de l’éthique ?
Pour qu’une chaîne de télévision n’hésite pas à diffuser un reportage sur le suicide assisté d’un malade incurable, il faut avouer que la seule motivation de l’audience paraît bien mince (même si cela suffit à certains PDG de chaînes télévisées, à n’en pas douter).
Quel est le but de la personne mettant la vidéo en ligne, ou d’une chaîne diffusant un tel reportage ?
Le côté sensationnel ? A première vue ça ne peut être que ça. Quoi de mieux pour avoir des sensations fortes que d’être confronté à la mort elle-même, par le biais d’un écran ?
Le côté compassionnel ? Mince argument il est vrai. Montrer au public le suicide assisté d’un grave malade peut amener sur la scène le débat éternel de l’euthanasie et son utilité (cf. « Quand l’Euthanasie devient Droit »), aller contre l’émotion voulant que cette technique soit à éviter pour voir plus loin, malgré son caractère négatif.
Et que dire des personnes cherchant ce genre de vidéo, affamées par toujours plus de sensation fortes qu’elles essayent de retrouver dans le regard de futurs condamnés à mort ?
Qui est à dénoncer ? Celui qui rend la vidéo accessible au public ? Le site qui doit pouvoir contrôler un minimum son propre contenu en faisant preuve de bon sens ? Le visionneur qui assouvit le désir pervers de partager la mort d’autrui ?
Quant au site, il est intéressant de se confronter au dilemme : responsable ou non ?
Les sites comme Dailymotion, Youtube et autres ont le vent en poupe depuis plusieurs années, et le nombre de vidéos postées chaque jour sur ces deux sites avoisine sans doute la centaine de milliers.
Sites victimes de leur succès ? Trop de vidéos pour pouvoir déceler celle qui ne devrait pas être visible du public ? Sans doute.
Il ne semble pas y avoir de limites sur la toile, dès lors impossible de savoir qui est à punir, sauf si on donne un aspect juridique à tout cela, et là je vous propose de nous lancer dans une étude d’anticipation…
Un futur déjà écrit ?
Cette semaine aussi, les médias ont dirigés leur lumières sur la décision rendue concernant les lettres envoyées aux conducteurs ayant violés le code de la route : une lettre recommandée est le seul outil donnant effet juridique. Une lettre non recommandée ne peut être reconnue comme étant reçue officiellement par l’interpellé et donc tous ceux ayant perdus des points peuvent se prévaloir de cette décision et prétexter ne pas avoir d’élément juridiquement viable prouvant leur culpabilité.
Avant que tous les conducteurs fautifs puissent recouvrer leurs points ou récupérer le montant de leur amende, il y a encore un fossé important, mais le débat est lancé.
Qui aurait pu penser que nous rencontrions un jour un tel cas ? Cela paraît si risible de dire qu’on ne peut pas régler sa dette car la lettre lié à cette dette n’est pas recommandée et, pourtant, un bon avocat a trouvé la faille et a eu gain de cause grâce à cela.
A quand un procès imputé au site en question pour préjudice moral ?
Voilà où je veux en venir.
Les moyens des parties lors des procès peuvent parfois paraître dérisoires, mais à y voir de plus près, le bon sens peut amener à leur donner une véritable force.
Aurons-nous un jour affaire à une personne intentant un procès à un site de renommée mondiale pour préjudice moral découlant du visionnage d’une vidéo choquante ? Pourquoi pas.
Bien sûr, en cliquant sur « lecture », la personne donne en quelque sorte son consentement afin de voir la vidéo, mais toujours est-il que le préjudice moral peut être invocable.
Evidemment, il faut être réellement choqué pour cela (voir sur un site la vidéo d’un proche décédant dans un accident de voiture, c’est pour le moins un choc, non ?), mais rien n’est impossible, nous l’avons déjà vu à de maintes reprises.
Ouvrez les yeux et les oreilles car, dans un futur proche, les procès contre les sites mettant à disposition ces vidéos pourraient bien fleurir comme bourgeon au printemps.
Après tout, il suffit de faire un tour sur le web pour dénicher de plus grosses énormités…
Sources :
Un suicide à l'anglaise.
http://www.lesinfos.com/index.php/2008/12/10/841-un-sui...
Un jeu morbide.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gQ--...
17:48 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, vidéo, sites
09 décembre 2008
Saison 1 / Episode 8 : Du Bon Usage de l'Emotion (?)
Une nouvelle fois, nous avons vécu le week-end médiatique le plus remarqué de la fin d'année, avec la diffusion du Téléthon et de l’élection de Miss France.
Chacun de ces événements avait un parfum particulier cette fois-ci, l'un qui se devait de faire bonne figure malgré la crise économique actuelle, et l'autre qui mettait un point final à une année de discorde au plus haut rang.
Je précise dès maintenant que je ne vais pas m'attarder sur une analyse pointue de l'élection de la prétendue plus belle femme de France (car dans ces circonstances toutes les femmes mesurant moins de 1,70m ne le sont pas, une énormité cela va sans dire).
Les médias nous prouvaient une nouvelle fois à quel point le pur show paie et nous avions donc le choix entre plastique et éthique, la silhouette de très jolies femmes et la règle de bon sens afin d'aider les malades.
Je vous avais prévenu, afin d'user de la liberté d'expression à bon escient, je m'efforcerais de ne pas me fixer de limites, et tant pis si mes propos choquent certains.
Chloé Mortaud, Miss France 2009 et la Dame au Chapeau
Sensualité VS Compassion.
Le téléthon est devenu une véritable coutume, au même titre que l'élection de Miss France, mais évidemment pas pour les mêmes raisons.
Ainsi, tandis que plus d'un demi-million d'appels et de sms payant était destinés à TF1 pour départager deux femmes, d'autres ont fait des dons afin de faire avancer la recherche.
Comme quoi, chacun utilise son argent à bon escient, et surtout selon son bon vouloir...
Nous pouvons noter un paradoxe quant à la grande disparité entre ces deux événements : d'un côté, une magnifique femme que nous reverrons de temps en temps durant l'année, et de l'autre des enfants que nous aimerions ne pas voir tant leur souffrance est injuste.
L'utilité est pourtant le facteur qui semble faire primer le Téléthon, destiné à trouver des solutions pour guérir les maladies touchant bien trop souvent les enfants, et en face un concours de beauté s'apparentant en comparaison à une supercherie.
En une soirée, la télévision a donc livré ce qu'elle avait de meilleur à offrir, à savoir un relais des plus efficaces à des fins honorables, mais aussi le pire avec un concours de beauté d'une assez plate importance (sauf si la nouvelle Miss a réalisé des photos sympathiques, ce qui pourrait lui faire une bonne campagne médiatique durant l'année à venir).
Que les deux événements se déroulent le même soir, c’est peut-être un simple hasard du calendrier, mais toujours est-il qu'il rend la situation assez intéressante.
Néanmoins, il convient de se pencher de plus près sur le Téléthon car s'il semble être le meilleur élève des prime time (c'est tout de même autre chose que « Qui peut battre Benjamin Castaldi ?»), nous allons devoir dépasser l'émotion que suscite un tel programme pour décoder l'émission en elle-même.
De ce fait, nous allons remarquer que, finalement, le pire de la télévision ne se trouvait peut-être pas sur TF1...
Au-delà des apparences.
Je n'attaquerais pas la finalité du Téléthon, qui est d'une importance cruciale en vue de faire progresser la recherche, mais je ciblerais plutôt les codes utilisés car une fois dépassé l'aspect vital, il n'en reste que c'est le meilleur exemple de la manipulation des émotions par les médias.
Cette année, le Téléthon avait la pression. Après la crise financière mondiale et le problème existentiel du Droit au Logement, parvenir à faire débourser une centaine de millions d'euros à des français ayant le moral dans les chaussettes au pied du sapin relevait du Challenge.
Pourtant, cette année encore, le taux flirte avec la barre symbolique des 100 millions d’euros.
Le téléthon, comment ça marche ?
Tout d’abord, comme le problème des SDF vu dans « La Froideur de la Mort », c’est une actualité qui revient annuellement pendant le premier week-end de décembre, pour ensuite hiberner les 363 jours suivants (les médias parlent-ils des maladies nosocomiales en juillet ?).
Ainsi, les présentateurs se retrouvent-ils plus de 24 heures durant à prêcher pour une cause dont ils ne diront mot au cours de l’année.
Les plus mauvaises langues critiquent le Téléthon en ce que cela rime avec une surexposition d’enfants malades.
Ils n’ont pas tort, mais le problème est bien là : comment faire avancer la recherche sans démontrer les conséquences des maladies évoquées durant l’émission ?
Il convient donc de se demander si les médias peuvent dépasser la limite de l’acceptable afin de pousser à donner encore et encore.
Le plus frappant samedi soir, ce fut les moyens utilisés pour engranger des dons alors que le compteur était à la traîne : une présentatrice martèle le slogan « 36 37 » avant d’envoyer un reportage sur un enfant victime de vieillissement accéléré de la peau, sans doute l’un des reportages les plus choquant du week-end, très convaincant pour qui hésitait faire un don.
On peut alors se demander si le recours à l’émotion, même dans un but louable, doit-il être encadré ?
Evidemment, nous parlons du Téléthon, mais les médias ne peuvent-ils pas user de cette force de dissuasion dans d’autres buts beaucoup moins glorifiant ?
Un slogan martelé jusqu’à l’asphyxie, des phrases démagogiques qui s’enchaînent sur un bandeau interminable, des vidéos de plus en plus trashs, où se situe la limite ?
Surtout, point primordial que tout le monde doit savoir : tous les dons réalisés au cours du week-end ne sont pas définitifs.
En effet, même si certains doivent le savoir, n’imaginez pas que les 95,2 millions d’euros récoltés sont déjà dans les poches des différentes associations, loin de là.
« Promesses de Don », voilà ce que c’est, des promesses. Dès lors, sur les 95,2 millions, combien seront réellement récoltés ? Nous ne le serons jamais…
Le Téléthon reste cet instant de solidarité où nous pouvons tous aider la science, mais les moyens utilisés amènent à réfléchir sur la manipulation des émotions faite par les médias.
L’an prochain, regardez de plus près les codes du Téléthon, et espérez que ce système ne soit pas généralisé à des émissions moins honorables.
Sources :
Les Miss battent les Malades
http://www.tele7.fr/tv/news-tele/audiences-tv-l-electio...
Un Téléthon en forme
http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/e...
12:50 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : médias, téléthon, miss, emotions
















