25 janvier 2009
Saison 1 / Episode 16 : Combattre le Feu par le Feu.
Cette semaine encore, le Monde a tourné autour d’un seul Homme : Barack Obama.
Non, je ne vais pas vous provoquer une nouvelle indigestion sauce Obamanienne (à prendre dans le sens « Obama ? On sature » étant moi-même un fervent partisan du nouveau Président américain).
Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la façon dont les médias peuvent nous « remplir » d’une même information de sorte qu’on arrive à vouloir zapper ce que nous apprécions.
Je vais plutôt m’intéresser à sa première action en tant que Président, forte en ce qu’elle prolonge l’idée « Change Is Coming », je veux bien entendu parler de la décision de fermer Guantanamo qui prend (enfin) réellement forme.
Derrière cette décision, c’est surtout la Torture qui en prend un coup, car les forces U.S. ont toujours été pointées du doigt quant à leur vision de « La Fin Justifie Les Moyens ».
Soit, la Torture est en voie d’extinction chez les américains, « Joie et Bonheur » diront les plus fervents défenseurs des droits de l’Homme.
Pourtant, et c’est mon rôle après tout, il convient de se demander si la Torture est vraiment, en 2009, un exercice à bannir car dépassant toutes les règles de l’éthique.
En effet, la Torture reste, dans sa finalité, la manière d’obtenir des informations de personnes suspectées des pires actions.
Devons-nous nous réjouir de la fin de cette pratique ou pouvons-nous la défendre ?
Oublions la ligne jaune, laissons l’Emotion à l’écart, ne craignons pas d’heurter les mœurs et soyons objectifs.
A la manière de Barbares.
Les Droits de l’Homme ont fait de la Torture une de leur cible favorite ces dernières années.
Depuis le 11 septembre 2001, le Monde est entré dans une nouvelle ère où la crainte est devenue la pire ennemi de tout Etat, le Terrorisme s’étant imposé à un échelon mondial et refaisant surface régulièrement, n’importe où et n’importe quand.
Les puissances mondiales ont alors eu comme première volonté de contrer ce phénomène et les américains sont entrés de plein pied dans le bourbier irakien.
Un an et demi après avoir perdu près de 3000 de leurs concitoyens dans ce qui restera l’attentat le plus dramatique de tous les temps, les américains essayèrent tant bien que mal de légitimer leur action en invoquant les fameuses armes de destruction massive (que l’on cherche toujours aujourd’hui).
Mais tout à véritablement dérapé lorsque le scandale de la prison d’Abu-Ghraib et les photos qui y furent prises éclatèrent au grand jour.
Humiliations et souffrances devenaient les premières bribes de la Torture exercée par les gentils (américains) sur les méchants (irakiens).
Depuis cette date, le débat sur la Torture prit place sur le devant de la scène médiatique pour ne plus la quitter, et ce notamment à cause de Guantanamo, Symbole de la Torture américaine sur des personnes qui ne sont pas toujours si coupables que ça.
Les plus critiques sont explicites : ceux qui exercent la Torture sont pires que les terroristes eux-mêmes.
Idée violente mais qui souligne bien le paradoxe existant :
Le Terrorisme c’est l’emploi de la violence visant à faire naître la terreur et la peur chez l’opinion publique.
Et comment dissocier la Torture, même lors d’un interrogatoire, dans ce cas ? On fait peur à un suspect en le menaçant des pires souffrances.
On peut alors aller jusqu’à se demander si l’une est l’autre de ces pratiques ne sont pas, finalement, similaires.
Terrorisme = Torture ?
Les finalités sont différentes, c’est incontestable.
Si le Terrorisme n’a comme objectif que la peur, la Torture, elle, utilise ce même sentiment qu’est la peur afin de répondre à un problème de grande envergure.
Evidemment, bien que ça soit très choquant, la Torture à une finalité « honorable » en ce qu’elle veut amener une réponse afin d’éviter une catastrophe, voire la contrer.
La symbolique de la Balance étant assez démonstratrice, je vais m’en servir ici.
Le soldat américain qui Torture un terroriste le fait afin de rétablir l’équilibre « Peur / Confiance » des choses, équilibre qui est toute la base de la dissociation entre Terrorisme et Torture.
Si le Terrorisme vise à faire basculer cet équilibre du côté « Peur », la Torture (utilisée par les Etats défendeurs, cela va de soi) vise à rétablir un juste équilibre entre la Peur et la Confiance.
En cela, la Torture, qui reste néanmoins une manière très brutale et n’excluant pas d’ailleurs la mort de celui devant la supporter dans le pire des scénarios, peut se targuer d’être moins pire que le Terrorisme.
La Torture : Arme Légitime ?
Oui, pratiquer la Torture est une violation des Droits de l’Homme, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, j’en passe et des meilleurs.
Mais cette sacralisation du principe « Aucune Torture » est-elle souhaitable ?
Nous, en France, nous n’avons pas la même vision qu’un Etat comme les Etats-Unis, et c’est pourquoi il peut être difficile de comprendre comment certains des agents US pratiquent la Torture, à Guantanamo ou ailleurs.
Est-il utile de rappeler que nous aurions sans doute une vision autre du Terrorisme si ce fut notre pays qui fut frappé d’un attentat faisant 3000 victimes ?
La Torture peut-elle être vue comme un moyen efficace de lutter face aux menaces du 21è siècle ?
Si l’on part du principe que le Terrorisme ne se fixe pas de limite et va de plus en plus loin dans l’horreur, comment ne pas vouloir réagir face cet élan de violence frappant des centaines d’innocents chaque année ?
Car oui, ce n’est pas le Terrorisme qui va s’adoucir parce que les Conventions du Monde entier ont adoptées le principe que « Torturer c’est pas bien, même si c’est le pire des criminels », et il faut être réaliste et savoir que ce n’est pas en théorisant l’éthique que cela atténuera les violences d’extrémistes.
Ici, il faut tout de même rappeler que, selon les spécialistes, les révélations récupérées lors d’un interrogatoire faisant usage de la Torture ne peuvent être considérées comme utiles.
En effet, sous la pression de la souffrance, les victimes de Torture perdent leur cohérence et délivrent, bien souvent, des informations erronées ou sans aucun sens, que ce soit sous influence de la peur ou car un entraînement à la Torture leur a été appliqué auparavant.
Mais comment faire alors ?
Imaginons le scénario le plus extrême, que l’on pourrait d’ailleurs retrouver en prime-time aux US dans une série qui a défrayée la chronique en abusant de séquences de Tortures, à savoir la série 24 : un terroriste est arrêté. Une bombe doit bientôt exploser dans une ville importante et peut causer des milliers de morts.
Que faire ? Lui demander gentiment plusieurs fois où se trouve la bombe, où alors tout mettre en œuvre pour lui faire cracher le morceau, en utilisant donc la force et des moyens pas très honorables.
Faire souffrir un homme pour en sauver des milliers, là est le dilemme éthique.
De la pure fiction pensez-vous ? Pourtant ces derniers mois les forces de police ont à plusieurs reprises arrêté des groupuscules sur le point de commettre des actes tels (l’ETA notamment).
Mais d’un autre côté on nous dit que la Torture ne sert à rien car les propos sous l’emprise de la peur ne sont porteurs d’aucune rationalité !
Cruelle désillusion… Nous avons fait de l’ultime arme contre la crainte du 21è siècle un outil à bannir au nom des Droits de chacun (même des terroristes donc), et quand bien même on peut la légitimer, cette arme se voit décrédibiliser par des spécialistes assurant que c’est finalement la pire des solutions.
Tout le Monde connaît le proverbe : « La Fin Justifie Les Moyens ».
Nous vivons dans une société où tout n’est pas tout noir ou tout blanc, mais où tout est bien gris, et accepter de lutter contre les formes de criminalités du 21è siècle passe par l’acceptation que l’on doive sans doute revoir nos idées car rendre le Monde plus Blanc que Blanc ne pourra se faire en défendant (car oui, en bannissant la Torture c’est bien de cela qu’il s’agit) les Droits de ceux qui veulent le voir brûler…
Sources :
Âmes sensibles s'abstenir
http://www.mindfully.org/Reform/2004/Abu-Ghraib-Prison-...
Bientôt la Fin de la Torture (?)
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id...
Kouchner et Yade satisfaits
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/23/01011-2009...
21:46 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme, torture, guantanamo
18 janvier 2009
Saison 1 / Episode 15 : Car Souffrance ne signifie pas Délit Pénal.
Qui n’a pas été étonné du jugement rendu par le Tribunal Correctionnel de Paris lorsqu’il a relaxé, sans exception, les six médecins et pharmaciens poursuivis dans le cadre de l’affaire des hormones de croissance ?
La presse reprend en chœur les chiffres de ce procès, tous plus remarquables les uns que les autres, à savoir « Dix-huit ans de procédure, quatre mois d'audience l'an dernier et, hier, dix minutes pour prononcer un jugement de relaxe générale ».
Surtout, 117 personnes (en majorité des enfants) sont décédées, atteints de la maladie de Creutzfeldt-Jakob suite à l’intégration de l’hormone dans leur corps, afin de les aider à grandir.
117 décès, et pas un seul coupable ??
Comment croire en la Justice après une telle décision qui laisse des centaines de familles dans le désarroi le plus total, certaines mères déclarant même qu’on a tué une deuxième fois leur enfant ?
Etant plutôt touché par ce sujet (trois ans de Droit dans le rétroviseur ça commence à se faire ressentir), je ne pouvais passer à côté d’un tel fait, afin de comprendre comment la Justice peut-elle rendre de telles décisions.
L’Ethique, principe qui m’est cher, est ici frappée en plein cœur, et ce ne sont pas les juges qui me diront le contraire, car 117 victimes sans personne derrière les barreaux, cela fait beaucoup pour laisser une quelconque crédibilité au Droit.
Néanmoins, allant au-delà de l’émotion, nous allons voir que la décision du Tribunal, bien que choquante, n’est qu’une stricte application des règles de Droit Pénal, règles qui sont sans appel.
Alors oui, décrier la Justice après ce qu’il vient de se passer est légitime, mais ce n’est, finalement, qu’une logique juridique qui se doit d’être défendu.
Au sortir du tribunal.
Une Décision qui laisse perplexe.
Nous ne pouvons qu’être compatissant pour les familles des victimes qui voient ainsi presque 20 années de procédure balayées en un jugement prononcé en moins de dix minutes et à l’encontre de tout ce qu’elles pouvaient imaginer.
Nous voici donc avec 117 décès, et aucun responsable. Triste constat.
La particularité de cette affaire de l’hormone de croissance, découlant du fait que nous avons frôlé les 20 ans d’attente, est que les faits remontent aux années 80.
A première vue, rien à tirer de ce détail, mais c’est pourtant bien la base fondamentale de la motivation des juges.
En effet, ils sont unanimes : aux moments des faits, la maladie de Creutzfeldt-Jakob était, pour ainsi dire, totalement inconnue, et aucun des risques de l’hormone de croissance n’était décelé par les spécialistes qui y voyaient plutôt une avancée pour les enfants concernés.
Ainsi, la Justice fait preuve de subjectivité en prenant en compte le contexte de l’époque (la clé de cette affaire, sans doute), mais nous pouvions dès lors penser qu’à travers cette approche nous allions voir cette subjectivité étendue aux faits, qui sont explicites : 117 décès décomptés à ce jour, c’est tant qu’il paraît inimaginable de pouvoir prononcer une relaxe dans un tel cas !
Pourtant si…
Il faudra attendre 1985 pour que le Prix Nobel Prusiner prenne conscience du réel danger de l’hormone de croissance, soit bien après les premiers cas relevés de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Comment pointer du doigt des médecins et pharmaciens quand le meilleur spécialiste lui-même ne voit pas le Danger pointer le bout de son nez ?
Là encore, le contexte est primordial afin de comprendre la décision : il n’y a pas de débat quant à la connaissance des risques à l’époque, et n’oublions pas que le but de l’hormone de croissance était, paradoxe invisible à la fin du 20è siècle, louable car voulant améliorer la condition d’enfants touchés par la maladie.
Enfin, autre point important, le principal accusé, le Professeur Job, est décédé en octobre dernier, après plus de 17 ans de procédure (qui a dit que la Justice était lente ?).
Dès lors, on en vient à l’argument principal des juges : le manque d’intention dans la commission de la faute de la part des six accusés, élément fondamental permettant l’application de la règle pénale.
Une des familles endeuillées.
117 morts, aucune faute intentionnelle.
Et oui, la différence entre un condamné et un innocent et que le condamné a eu l’intention de commettre le fait qui lui est reproché, c’est la règle.
Comme précisé plus haut, s’il y avait bien une seule intention guidant les actions des pharmaciens et médecins concernés, c’était celle d’aider à grandir des enfants, rien de moins.
Non seulement cette volonté est louable, mais en plus personne n’avait aucune idée du risque alors encouru, c’est comme si l’on apprenait demain que les dons de sang pouvaient apporter de graves maladies : si un scénario tel se présentait (impossible évidemment, mais exemple concret) et que des graves maladies résultaient de cela, pourrions-nous affirmer que les organismes s’occupant du don du sang ont commis une faute intentionnelle ? Non évidemment, ces organismes ne visant qu’un but louable.
Ce qui est arrivé aux victimes de l’hormone de croissance relève malheureusement uniquement de l’aléa, rien d’autre.
Aucune connaissance des risques, aucune intention si ce n’est celle d’aider des enfants à améliorer leur quotidien, donc aucune règle pénale applicable.
Et ainsi, alors que nous avions constaté une approche subjective de la part des juges qui ce sont replongés dans les circonstances de l’époque, la solution, elle, est purement objective : le Tribunal Correctionnel applique la règle de Droit à la lettre, quelque soit le nombre de victimes ou le scandale qu’à suscité une telle affaire.
Alors, si nous allons au bout du raisonnement, y a-t-il contradiction des juges, qui jongle entre subjectivité et objectivité ? Sommes-nous face à une décision unique en ce qu’elle a des bases tout à fait subjectives pour finalement opérer un raisonnement objectif ?
Peut-être, mais la solution rendue, quoiqu’on en dise, est certainement la plus raisonnable.
L’intention de commettre la faute… Vaste sujet, vous l’aurez compris…
Sources :
Personne de coupable...
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Relaxe-au-proc...
... Mais le Parquet fait appel. A suivre...
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/hormone-de-cro...
16:52 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hormone, croissance, décès, enfants, intention
12 janvier 2009
Saison 1 / Episode 14 : De La Théorie de l'Assistanat
Alors que les températures saisonnières nous rassurent quant au possible dérèglement du climat, je vous propose un bref aller-retour à Las Vegas, où se déroulait ce week-end le Salon International de l'Electronique.
Pleins phares sur la montre qui fait téléphone et la télévision connectée au net !
Évidemment, vous commencez à vous y habituez, nous n'allons pas nous appesantir sur le sujet lui-même, mais de la réflexion qui en découle.
Capitale mondiale de l'high-tech pendant 4 jours, Las Vegas est le théâtre d'une pièce où les acteurs sont les appareils technologiques que nous auront demain entre nos mains.
Alors que nous découvrons à peine les téléphones 3G tactiles, la page d'accueil du site nous amène, il n'est jamais trop tôt, à pouvoir d'ores et déjà débattre sur la 4G.
Comme quoi, oubliez votre Iphone acheté il y a deux semaines, il est déjà périmé.
Avec ce thème d'actu, j'aimerai envisager les progrès technologiques sous l’angle de leurs effets pervers, à savoir le « Too Much » des progrès, de force que nous ne saurons bientôt plus quoi faire de nos mains tant les machines prennent le relai et font ce que nous faisions avant, je veux bien entendu parler de l'assistanat et ses dérives.
Voici des lentilles affichant des données multimédia
21è Siècle, l'high-tech à notre service.
Si nous devions mesurer les avancées intellectuelles de l'homme à travers les époques, la technologie en serait l'un des étendards les plus symboliques : en moins d'une dizaine d'années, l'ordinateur et internet ont modifiés notre quotidien et ne l'ont jamais quitté, les téléphones portables qui ressemblaient à une télécommande sont dorénavant des ordinateur/appareil photo/caméra d’une finesse impressionnante.
Si l'Economie est en crise, si Gaza brûle, si notre Pouvoir d'Achat est en voie de disparition, si la Pauvreté devient une pensée à laquelle on se frotte plus souvent qu'avant, il y a bien un secteur qui se porte bien : les nouvelles technologies, qui nous propulsent dans un monde futuriste plus rapidement qu'on pourrait le croire.
Dès lors, que rétorquer à cela ?
Nous maîtrisons la science et notre environnement naturel, de sorte que nos outils quotidiens sont de plus en plus performants, donc tant mieux !
Oui, mais voilà il y a un paradoxe qui ne doit échapper à personne : pendant que la technologie poursuit sa croissance inarrêtable, l'homme lui-même régresse.
Oui, j'ai bien dit « régresse ». Pourquoi ?
L'assistanat est au cœur de mon idée. Nous sommes constamment assistés dans notre vie de tous les jours grâce à la technologie : envie de parler à un ami ? Faîtes deux clics sur votre téléphone.
Les lunettes écran
Assistanat, quand tu nous tiens.
N’avez-vous jamais remarqué combien il était normal il y a quelques années encore de connaître par cœur les numéros de téléphone de ses amis ?
Aujourd’hui, avec tous les systèmes électroniques, nous ne connaissons même plus le numéro de téléphone de nos propres parents car notre téléphone le sait pour nous, et cet exemple marche aussi pour les dates d’anniversaire.
Cela semble être un infime détail, je le conçois, mais ne peut-on pas y voir le commencement d’une mémoire moins performante tant elle est moins sollicitée qu’auparavant, les numéros de téléphone en étant l’exemple le plus concret ?
Ce constat amène à une pensée bien plus préoccupante : plus la technologie avance, symbole des capacités scientifiques de l'homme, plus on "régresse" intellectuellement chacun au contact de cette technologie, et des évènements quotidiens le prouvent, qu’ils soient insignifiants ou explicites.
Si je voulais aller jusqu’à l’extrême, je rappellerai ces trop nombreux drames intervenus durant l’été dernier : les parents qui oublient leurs enfants dans leur véhicule.
Les circonstances soulignent que ce sont des cas beaucoup trop subjectifs pour que je puisse réellement m’en servir d’appui pour ma réflexion, mais arriver à oublier son propre enfant, défaillance de la mémoire donc, fait un bref écho à cela.
Ainsi, nous pouvons évoquer une situation pour le moins remarquable : en rendant le Monde de plus en plus accessible à chacun, des hommes créent un système qui en abruti d’autres en réduisant leurs facultés premières.
Plus la technologie avance, symbole des capacités scientifiques de l'homme, plus on "régresse" intellectuellement chacun au contact de cette technologie.
Mais n’est-ce pas comme cela que doive se passer les choses ?
Rendre le monde toujours plus accessible, toujours plus facile à "maîtriser" de sorte qu'on est de moins en moins d'efforts à faire, n’est-ce pas un idéal ?
Le mur écran
Evidemment, la technologie est faite pour servir l’homme, et de ce fait on se doit de rester objectif même en pointant du doigt les dérives qu’elle entraîne.
Le problème, c'est qu'arrivé au sommet de cette théorie, on en redescend aussitôt et du coup on en devient "esclave": on est tellement assisté qu'on perd notre autonomie pour des choses, bien que futiles, révélatrices.
La société actuelle, c'est celle de l'assistanat à tous les niveaux. Néanmoins, nous n’avons pas forcément à être contre cela, mais il apparaît que la vie puisse être de moins en moins saine.
L’assistanat a des qualités, mais elles doivent être proportionnées aux facultés de l’homme.
Avec la crise Economique et ses futurs bienfaits (assainissement des marché mondiaux, bases du Capitalisme revues et corrigées), on peut raisonnablement penser qu’un jour nous pourrions arriver à repenser la Technologie, afin de revenir à des principes plus en adéquation avec les capacités de l’homme.
Mais enrayer la machine ne serait-ce pas revenir en arrière et donc aller à contre-courant en refusant le progrès ?
La contradiction serait immense : les progrès technologiques sont un indice pertinent de la performance des capacités de l’homme à maîtriser son environnement, et stopper ce progrès serait assimilable à un véritable refus de l’expansion de nos possibilités.
Le système capitalisme aura eu besoin de la crise actuelle pour se remettre en question.
Devrons-nous attendre que la Machine devienne plus intelligente que l’Homme pour se poser des limites technologiques ? Espérons que non car il serait peut-être déjà trop tard.
Sources :
Las Vegas et la Technologie
http://www.lefigaro.fr/hightech/2009/01/12/01007-200901...
11:47 Publié dans Nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : technologie, assistanat, homme
07 janvier 2009
Saison 1 / Episode 13 : Vie Privée VS 21è Siècle
Avant de partir sur un autre sujet, veuillez recevoir mes meilleurs vœux en cette nouvelle année, qu’elle vous apporte réussite et chance.
J’espère qu’elle me donnera de nombreux sujets d’actualité à commenter, mais je ne suis pas trop inquiet de ce côté là.
Le monde du Web est décidément sans limite.
Il y a dix ans encore on n’osait à peine faire nos premiers pas sur cette toile infinie dont on ne connaissait pas les frontières.
Aujourd’hui, l’ordinateur et Internet sont les deux symboles de l’entrée dans le 3è millénaire, incontestablement.
La base d’internet est de pouvoir être tous lié à un même endroit (virtuel) pour faire circuler les informations toujours plus vite.
Si je vous dis Mark Zuckerberg, cela vous dit-il quelque chose ?
Les plus accrocs du web ont déjà la réponse, et les autres vont retenir ce nom.
Il s’agit, ni plus ni moins, du créateur de Facebook, site internet parmi les plus connus au monde (je mets de côté les sites pornographiques, qui regroupent 25% des recherches internet, soit une requête sur quatre, paraît-il).
Estampillé « Réseau Social », ce site vous permet de garder un contact permanent avec vos proches, amis ou simples connaissances, tout en ayant à votre disposition des outils afin de vous amuser, d’être fan d’une chose bien précise ou encore de rejoindre un groupe quelconque.
Une fois l’aspect « A quoi ça sert ? A rien. » dépassé, il faut avouer que l’utilité est bien, avec le fait de garder le contact en permanence avec ses amis, de retrouver d’anciennes connaissances, comme des amis que l’on a perdu de vue depuis douze ans par exemple (c’est mon expérience personnelle qui parle).
Néanmoins, je ne suis pas là pour faire l’apologie d’un outil tel que Facebook, mais pour relater un phénomène directement lié à ce site, débouchant sur un débat bien plus grave, qui rappellera l’actualité de ces derniers mois dans nos contrées hexagonales.
Parmi les possibilités qu’offre ce site, l’une d’elle est de publier des photos prises par nos soins, afin que nos « amis » puissent les voir eux aussi, des photos qui peuvent avoir été prises lors de notre dernier repas de famille, mais aussi lors de notre dernière sortie au bar du coin.
Malheureusement, cela peut avoir de graves conséquences, ce que pourrait me confirmer Kevin Colvin, jeune américain stagiaire à l’Anglo Irish Bank, après avoir mis sur son profil Facebook des photos de lui, déguisé.
Le problème ?
Il invoque un grave évènement familial, le 31 octobre (2007, je précise) pour repartir chez lui et sèche donc une journée de travail.
Mais voilà, le lendemain un collègue de son supérieur visite sa page Facebook et tombe, par mégarde, sur une photo de son stagiaire préféré, déguisé en fée pour la soirée d’Halloween.
Le supérieur en est averti, et voilà notre stagiaire viré, devenant ainsi le premier employé licencié à cause de Facebook !
A première vue risible, cette histoire démontre le problème de la protection de notre vie privée, d’accord, mais n’y a-t-il pas paradoxe à étaler sa vie privée sur internet ?
Quelles sont les limites à l’affichage de notre vie privée ?
Nous allons essayer d’approcher cela.
Kevin Colvin. Il est peut-être viré, mais il a réussi sa photo.
La Folie Facebook.
L’avantage à pouvoir garder contact avec ses amis via un site internet est donc de les tenir au courant de nos dernières actualités, si l’on peut appeler ça ainsi.
Dès lors, nous usons de cette capacité afin de partager des photos, par exemple, dont on n’est pas toujours fier, mais qu’on assume car, après tout, il n’y a pas de mal à s’amuser.
Plus que ça, on donne aussi certaines informations personnelles telles que le statut de notre vie amoureuse, notre adresse e-mail, notre numéro de téléphone, et autres.
Inutile de souligner qu’une fois l’information déposée sur le site, elle tombe, en quelque sorte, dans le domaine public, tout le monde pouvant y accéder, repoussant ainsi les limites de la vie privée de la personne.
Il est donc intéressant de voir qu’aujourd’hui on ne rechigne pas à « s’étaler » sur la toile, alors que la vie privée est tout de même une notion que l’on aimerait défendre.
Plus pertinent encore, un paradoxe est remarquable avec l’actualité de ces derniers mois, en France.
Le Débat EDVIGE.
Il y a un parallèle qui peut être fait sans problème ici avec un sujet d’actualité pas très éloigné : le fichier EDVIGE, qui a soulevé bon nombre de protestations tant les informations recueillies sur chacun d’entre nous paraissaient, il est vrai, trop privée et trop inutiles (l’attirance sexuelle) pour amener un quelconque risque pour la sécurité nationale.
Dès lors, le débat sur les données personnelles peut être mis en lumières, car si l’on se répugne à laisser un programme de sécurité nationale s’approcher trop près de nous, on n’hésite pas à afficher ces mêmes informations sur un site public, sans que cela ne nous gêne.
Alors, on peut se demander si le vent de la révolte ayant parcouru le pays en plein débat EDVIGE était vraiment légitime.
Vous le constater donc, je ne veux pas parler de Facebook, du moins pas en tant que sujet principal de cet article, mais bien d’EDVIGE.
En effet, on peut rester pantois lorsqu’une personne, si disposée à mettre des photos « osées » d’elle sur un site, photos pouvant être vues par des personnes ne la connaissant même pas, crie au scandale quand un programme de sécurité nationale lui demande quel est son sexe.
Pourtant, il est aisé de comprendre pourquoi un tel paradoxe est à signaler.
Tout tient à l’intention de donner l’information.
Il est clair que si une personne veut mettre des informations très privées sur Facebook, elle le fait sans problème car elle dispose d’un véritable contrôle sur les informations affichées sur sa page personnelle.
Elle ne veut plus renseigner les autres internautes de ses préférences sexuelles ? Très bien, elle retire l’information du site.
Mais, à l’inverse, la personne n’a aucune possibilité de donner son accord pour les informations que désirent EDVIGE.
Ce contrôle lui est retiré, elle n’en bénéficie plus, et les informations, quel qu’elles soient, sont donc maîtrisées par un tiers, l’Etat pour EVIDGE en l’occurrence.
L’intention est alors indissociable du consentement dans cet exemple, ce qui paraît logique.
Et donc, l’Etat ne risque pas d’avoir le consentement de la majorité des citoyens, s’ils n’ont pas l’intention de le donner.
Devons-nous craindre d’être licencié si l’on met des photos sur Facebook ?
Je pense sincèrement que l’on peut répondre par l’affirmative mais, en même temps, espérons que des génies tel que Kévin Colvin soient rares.
Sources :
Groupe de soutien à Kevin Colvin
http://www.facebook.com/group.php?gid=18821769616
EDVIGE is dead
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gRs-...
22:28 Publié dans Nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, vie privée, facebook, edvige














