31 décembre 2008

Saison 1 / Episode 12 : 2008.

2008.jpeg


!!! On va mettre ça sur le compte des bonnes résolutions 2009 : je prendrai le temps, qui me manquait jusque là, pour répondre à vos commentaires postés sur les articles, même les plus anciens !!!

A quelques heures de sauter de plein pied dans l’année 2009, il convient de faire un bref résumé de cette année 2008, année qui restera pour de multiples raisons dans nos mémoires, des très bonnes mais aussi des très mauvaises.

Comment évoquer 2008 sans parler de la crise économique, invitée de premier choix de cette année et qui a déjà prit son billet retour pour 2009 ?

Comment évoquer 2008 sans parler d’Obama, à la fois symbole de la communauté noire, de l’espoir, mais aussi de l’enjeu politique mondial de 2009 ?

Comment évoquer 2008 sans parler du problème de l’environnement, réalité qui va nous suivre pendant bien des décennies encore ?

Comment évoquer 2008 sans parler du pouvoir d’achat, en voie d’extinction ?

Comment évoquer 2008 sans parler de la flambée du pétrole, devenu en quelques semaines un produit de luxe, alors qu’en 2009 il redevient un premier prix ?

Et comment évoquer 2008 sans citer Ingrid Bétancourt, le PS, l’Iphone, Facebook, les Ch’tis, les J.O. de Pékin, et d’autres ?

L’année fut riche en évènements marquants, mais nul doute que 2009 nous réserve déjà son lot de rebondissements, avec un synopsis qui ferait saliver n’importe quel scénariste hollywoodien : les tensions israélo-palestiniennes pour commencer, la présidence d’Obama comme fil conducteur, la crise économique comme personnage récurrent, la question de l’Iran pour le suspense, sans oublier le pouvoir d’achat et le chômage sur un plan plus national.
Ajoutez à cela quelques évènements que nous ne voyons encore pas venir, ce qui n’a pas manqué en 2008, et voilà un avant-goût alléchant de ce qui va commencer dès demain matin.

Kerviel2_bbg.jpg
Jérôme Kerviel

2008 : ça commence avec Kerviel, ça finit avec Madoff.

Reprenant l’aspect scénaristique, nous pouvons faire un parfait parallèle entre les deux scandales les plus médiatiques de cette année, sur un plan purement financier.
C’est le 24 janvier que l’année 2008, et la crise économique par la même occasion, commence vraiment, jour où un homme sorti de nul part, Jérôme Kerviel, opérateur de marché, fait perdre 5 milliards d’euros à la Banque qui l’emploie.
Que nous étions naïfs de nous extasier devant un tel fait : un homme fait perdre, à lui seul, 5 milliards d’euros à la Société Générale, rien que ça ! C’est fou disions-nous à l’époque, tandis que Kerviel devenait une star du petit écran.
Et, comme si cela n’était en fait qu’un amuse-gueule, les problèmes financiers allaient crescendo avec l’équivalent du « 11 septembre » pour l’économie, le 15 septembre, lorsque Lehman Brothers, banque d’investissement multinational, fait faillite et précipite le monde capitaliste dans son pire cauchemar depuis le « Jeudi Noir » de 1929.

Depuis ce 15 septembre, les bourses du monde entier jouent au yo-yo diabolique, enchaînant baisses spectaculaires et hausses étonnantes.

Pour certains, tout cela prouve que le capitalisme à trouvé ses limites, qu’il est à l’agonie et que nous ne pouvons survivre à cette crise qu’en revenant aux fondamentaux de la Société, en donnant un grand coup de pied dans le système économique mondial actuel.

A la fois car je ne suis pas économiste, mais aussi parce que s’aventurer dans des hypothèses à la manière d’experts et inutile (combien de spécialistes voyaient déjà le baril de pétrole à 200 dollars pour Noël alors qu’il ne culminera finalement qu’à 30 dollars arrivé cette période ?), je ne m’attarderai donc pas sur la crise économique, me limitant au doux présage qu’elle est loin d’être terminée et que nous n’avons peut-être pas encore vu le pire…

Que le Monde fut ému lorsque les Etats-Unis, première puissance économique mondiale mais aussi pays le plus controversé au Monde, élisent un « Président Noir » (on ne peut décidément plus dire seulement « Président » lorsqu’on parle d’Obama), une bouffée d’air pur au milieu d’un véritable nuage de pollution qu’est cette année 2008.
Mais tout reste à faire pour celui qui bénéficie maintenant d’une popularité comparable à celle de Jésus ou du Pape : Guerre à Gaza, Iran, et bien sûr Economie, les premiers dossiers qui l’attendront sur le Bureau Oval.

Ce coin de ciel bleu que représente cette élection (j’en fais trop, non ?) ne durera pas et c’est bien la Crise économique qui aura le dernier mot en cette fin d’année avec, finalement simple continuation de l’escalade entamée avec Kerviel, l’affaire Madoff.

Madoff ? C’est tout simplement dix fois Kerviel, avec un nouveau record établi à 50 milliards de dollars perdus (record qui est à battre, sachez-le).
Dès lors, qu’il semble petit joueur notre frenchie à côté de ce monstre qui réussit la performance de donner des envies de nausée à des centaines et des centaines d’investisseurs, comme Steven Spielberg au travers de sa fondation par exemple, ou encore HSBC et Fortis.
Une véritable cerise sur le gâteau après des semaines économiques dramatiques, cela va sans dire.

Vous l’aurez remarqué, le scénario est donc parfait et résume bien l’escalade de la crise, en commençant avec un petit 3 milliards d’euros, pour finir avec un bon 50 milliards de dollars.

PR_madoff_1224+Z.jpg
Bernard Madoff

Sur un autre plan nous pourrions aussi évoquer les J.O. de Pékin, qui ont fait couler des litres d’encre entre février et septembre, des jeux placés sous le symbole des Droits de l’Homme, débat remis en selle avec la cause tibétaine.
Nous le pourrions, certes, mais, comme cela était un peu prévisible, qui se soucie encore du Tibet, aujourd’hui ?

Où sont donc passés les « Free Tibet » que nous cumulions par le biais de tous les médias possibles, jusqu’à l’asphyxie ?
Tel un soufflet, tout est retombé et nous n’avons plus entendu parler de cette cause, dès la fin des J.O. proclamée, tout comme nous n’en avions pas entendu parler avant de constater que les J.O. approchaient à grand pas, vers la mi-février.
Un constat simple et explicite : le groupe Facebook (l’un des sites gagnants de cette année 2008) se rapportant à la cause tibétaine compte aujourd’hui moins de 900 membres…
Cela montre bien que le désintérêt est un sentiment plus fort que la volonté.
De plus, en y ajoutant la crise économique dès la mi-septembre, peu après la fin des J.O., les médias n’ont eu que faire du sujet tibétain et l’ont (logiquement ?) replacé au fond du tiroir.
Réentendrons-nous parler du « Free Tibet » en 2009 ? Pas sûr…

article_JO_Pekin_fr.jpg


Quant au grand vainqueur de cette année 2008, il faut avouer que le High-Tech nous a livré un bon cru : Iphone, Wii, Facebook, etc…
Des sujets à première vue futiles en comparaison avec une crise économique, mais ils ont joué un rôle d’une importance considérable en ce qu’ils démontrent une avancée technologique fondamentale à mettre en parallèle de l’évolution de l’économie : ce que l’Homme peut faire, c’est repousser ses limites, limites que l’on retrouve dans la technologie car cela suppose maîtriser les sciences et son environnement, pour pouvoir nous plonger un peu plus encore dans un monde futuriste.
Est-ce que cela est une finalité en soi, c’est un autre problème, il convient de le préciser.
2009 nous réserve là aussi des choses intéressantes, et il sera utile de suivre l’évolution de la technologie durant ces 365 prochains jours.

Tant d’autres sujets pourraient être évoqués, mais cela ne ferait qu’amener un manque de lisibilité à cet article, et nous ne devons nous focaliser que sur l’essentiel si l’on veut effectuer un travail efficace.

Volontairement, pas de deuxième partie aujourd’hui, le tout étant une question de bon sens : Nous avons vu une première partie faisant état d’un bilan de l’année 2008, il conviendrait alors de faire une seconde partie sur les promesses de 2009.

C’est pourquoi, après ce que nous avons vécu cette année, bien malin celui qui pourra prévoir ce qu’il se passera demain, et pour cette raison, je vous invite à nous retrouver l’année prochaine pour, encore et toujours, voir l’autre visage de l’actualité, commenter une actualité qui promet d’être riche, et en ressortir sa substance, afin de nous dégager de ce brouillard que forment faits divers et médias, pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit, mais aussi pouvoir anticiper ce qu’il se passera demain.

Sur ce, chers internautes, à l’année prochaine !

Source :

Bonne idée du Monde

http://www.lemonde.fr/a-la-une/visuel/2008/12/19/pour-e...

29 décembre 2008

Saison 1 / Episode 11 : De l'Ephémérité de nos Sentiments

couple.jpg


Dans la même veine que l'article précédent, voici un autre fait de société qui porte à réflexion, directement lié à l'e-commerce lui aussi, mais sur un objet bien précis.

Nous pouvons dorénavant aussi louer sur internet.

Nous n'expliquerons pas les conséquences qui peuvent résulter de cette nouvelle opportunité, mais d'un sujet bien précis.

En effet, parmi les objets pouvant être loués sur le site concerné, il est remarquable que l'un des objets phares du site ne soit autre que la robe de mariée.

Et oui mesdemoiselles, vous pourrez facilement louer ce vêtement si cher à vos yeux, le prendre lors de la journée la plus importante de votre vie, et ensuite le rendre, comme si de rien n'était.

Faire un article sur une telle banalité, quelle importance diront certains ?

Comme bien souvent, partir d'un élément semblant insignifiant est le meilleur moyen de trouver un élément de réflexion beaucoup plus vaste et général.

Louer une robe de mariée, je ne doute pas que certaines trouveront l'idée plus que ridicule, mais il faut avouer que l'utilité d'une telle possibilité est forte en cas d'obstacles financiers pour la famille.

Néanmoins, cela appelle un sujet bien plus intéressant.

Aujourd’hui, l’amour est-il aussi éphémère qu’un mariage ?

Depuis plusieurs années, les relations amoureuses entre individus ont pris une tournure pour le moins "libérée".

Il est loin le temps où l'on se mariait "pour le meilleur" et que l'union durait toute une vie.
Autre aspect de l'évolution de la société, les relations amoureuses sont aujourd'hui bénéficiaires d'un caractère bien plus éphémère, le nombre de divorces ayant explosé, tout comme le nombre de partenaires d'un homme ou d'une femme durant sa vie, de force que nous sommes dans une propension à se marier de plus en plus souvent "pour le pire".

Ce ne sont que des chiffres, mais ils sont assez explicites et l'actualité a souvent mis l'accent sur ce phénomène au cours de ces dernières années.

Aujourd'hui, personne ne trouve de remords à se marier pour divorcer quelques mois plus tard, se remarier et se divorcer à nouveau, dans un cycle incessant.

Perte de la notion d'amour ou, là encore, simple évolution des mœurs ?

Cette fois, l'aspect matériel est délaissé car nous envisageons bien la pure question des sentiments, une chose qu'il est en théorie difficile de contrôler,

Dans cet article, il ne sera pas aisée de faire preuve d'objectivité, non dans le sens d'un avis neutre, mais bien car nous avons tous une vision propre vis-à-vis de l'amour, et ce en rapport direct avec notre situation actuelle (dans une relation ou en couple) ou notre avis déjà fait sur la question (passé douloureux ou union parfaite).

Tentons tout de même de nous attaquer à ce sujet.

mains.jpg


Pour le meilleur...

Une histoire d'amour, quoi de mieux ?

Evidemment, vous vous doutez bien que je ne vais pas me la jouer fleur bleue car ce n'est pas mon but et là n'est pas le problème, nous devons concevoir l'amour comme sentiment universel et comme, finalement, ultime but de chacun, à travers le fait de donner la vie, assurer la descendance, qui est la continuation logique de la quête de l'âme sœur et donc du mariage, pur symbole de la fusion entre deux êtres.

Chercher sa moitié, voilà un but commun à tous.

Bien des erreurs, bien des histoires sans lendemain découlent de cette quête, même s'il est illusoire de penser qu'on veut trouver la personne parfaite du premier coup, le désir sexuel étant la principale motivation de bien des intéressés afin de se mettre en couple, et ce durant bien des années (cela peut être sympathique lors de notre jeunesse, mais on peut penser que passer un certain âge, il vaut mieux s'installer une bonne fois pour toutes, une vision de l'amour qui est à prohibée car utopique au 21è siècle).

Finalement, si nous vivons tous, c'est en partie car nous attendons beaucoup de choses de la vie, dont l'amour.
Nous nous levons chaque jour pour aller travailler, gagner de l'argent, satisfaire notre appétit matériel, mais en ce qui concerne l'appétit psychologique, l'amour doit être vu comme la finalité (avec l'enrichissement intellectuel diront les philosophes) de chacun.

Une fois une historie d'amour établie, qui perdure dans le temps, nous pouvons alors nous épanouir avec l'autre et nous enrichir de cet apport.

Et c'est le grand paradoxe de l'amour ces dernières années : les histoires d'amour sont de plus en plus courtes et de plus en plus nombreuses.

Un appétit psychologique insatiable ? Peut-être.

Que ce soit la liberté sexuelle ou l'évolution des mœurs, les facteurs menant à revoir la définition même de l'amour se cumulent.

Peut-on pour autant dire que nous assistons à une fuite des sentiments véritables, les mariages n'ayant plus qu'une portée éphémère, tout comme les histoires d'amour ?

love.jpg


... Et pour le pire.

Bien malin celui ou celle qui pourra affirmer qui sera son partenaire "pour la vie", quelque soit son âge et le statut de sa relation actuelle.

Nous évoluons dans une société qui laisse de plus en plus de place au matériel, moins au psychologique, et cela semble se répercuter dans les relations entre les deux sexes, une relation qui se base moins sur l'affectivité et plus sur le désir.

Y a-t-il une différence entre affectivité et désir ? Bien sûr.

L'un est basé sur le long terme et la pure envie psychologique de l’autre, l'affectivité, tandis que l'autre vise plus l'éphémère, l’envie physique, le désir.
Aujourd'hui, l'affectivité semble marquer le pas et perdre de la forcer face au désir, plus intense sans doute.

Nous serions donc plus enclins à satisfaire notre désir immédiat plutôt qu'à vouloir contenter nos sentiments sur le long terme, c'est une réalité du 21è siècle.

Alors, à première vue, nous serions en train de perdre de vue les sentiments ?
Pas sûr.

Le désir est sans doute le sentiment le plus intense qu’on puisse ressentir, et si une personne délaisse une autre car désirant cette dernière c’est car elle pense de manière légitime avoir trouvé chaussure à son pied.
Néanmoins, dans ce cas nous serions sans cesse dans un cas d’insatisfaction permanente, pouvant succomber au charme d’autrui à chaque instant et, finalement, tels les tonneaux percés de Calliclès (dans Le Gorgias, débat entre Socrate et Calliclès sur la satisfaction de nos désirs), n’être jamais « plein » : plus on veut se satisfaire, moins on l’est réellement…


Sources :

L'amour aujourd'hui

http://csf.kb.inserm.fr/csf/PDF/Nombre%20de%20partenair...


Les robes de mariée d'un jour

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/louez-vos-obje...

27 décembre 2008

Saison 1 / Episode 10 : C'est l'Intention qui Compte...

cadeaux.jpg


Une fois noël passé, il est temps de revenir sur terre et d’oublier la magie de Noël, non pas que ce soit une obligation, mais plutôt car la Société en a cette conception.

En effet, les chiffres laissent perplexe. 71% des français sont "à l'aise" avec l'idée de revendre leurs cadeaux de noël sur internet, et 13% avouent ouvertement pratiquer.

Si vous ne pouvez attendre l'ouverture des soldes, vous pouvez dès à présent vous ruez sur les sites d'e-commerce pour dénicher de bonnes affaires en rachetant tout simplement les cadeaux de noël d’inconnus.

Simple attitude éphémère ou réel symbole d'une société en crise à tous les niveaux ?

La question du scrupule doit être approchée, afin de rendre compte d'une réaction assez inédite de chacun face à une erreur du Père Noël.

paquet.jpg


Merci pour ton cadeau, je vais me faire des sous !

Telle une obligation formelle, nous ne pouvons paraître déçus lors de la découverte de notre cadeau, il en va du bon sens.
Comme on le dit si souvent, "c'est l'intention qui compte" et on ne peut qu'apprécier le geste d'un proche réalisant une offrande, certes.

Néanmoins, il n'en qu’au-delà le sourire de façade, il n'est pas rare de rester un peu sur sa faim en voyant le fameux cadeau.

Sans oublier qu'une fois ce cadeau en notre possession, nous en avons la propriété et on peut donc en faire ce que bon nous semble.

Dès lors, une fois l'objet coupé de tout lien avec la personne nous l'ayant donné, pourquoi ne pas y appliquer toutes les règles de la propriété : l'usus (le droit d’utiliser le bien), l'abusus (le droit de disposer de sa propriété comme on l’entend) et le fructus (le droit d'en tirer les fruits) ?

Ainsi, qu'y a t-il de mal à ce qu'une personne revende son cadeau ?

Surtout, cela semble logique lorsque l’on prend en compte le contexte économique actuel, chacun préférant avoir de l'argent plutôt qu'un objet, c'est certain.

On peut donc en juger que réaliser une telle action est légitime.

Pourtant, il n'en reste que nous évoquons la fête de noël, cet instant où nous oublions les problèmes du quotidien, passons un moment convivial en famille, et où l’on s’offre des cadeaux entre générations, l'essence même de noël.

Revendre les cadeaux de noël, bien que cela semble logique par les temps qui courent, n'est-ce pas tout de même toucher à la "magie" de noël elle-même ?

diable.jpg


... N'oublie pas mes petits souliers...

Voilà donc la plus grande coutume de tous les temps, Noël, devant faire face aux évolutions de la société.

Même si l'aspect commercial des fêtes de fin d'année est de plus en plus décrié, la valeur symbolique reste.
Devons-nous conserver le mythe des fêtes de Noël, ou bien devons-nous redéfinir ses contours afin de le fondre dans le moule du Troisième millénaire ?

Nous avons remarqué cette année que la société avait atteint un palier que l’on n'aurait même pas imaginé dans le pire des scénarios.
D’ailleurs, aussi étonnant que cela paraisse, plusieurs spécialistes ont évoqués les bienfaits de la crise économique actuelle, qui peut être aussi vue comme un nouveau départ, des efforts devant être réalisées et pouvant amener à l'économie mondiale des bases plus saines.
A voir…

Il serait intéressant de savoir si la même situation serait à constater si la crise économique n'était pas intervenue, car elle a compté dans la décision de beaucoup de revendre leurs cadeaux sur le net, c'est évident.
Toutefois, les mutations de la société sont telles que nous aurions pu tout de même constater les mêmes faits.

Pour bien des raisons il semble donc difficile de critiquer ou soutenir de telles actions, chaque partie ayant des arguments valables et légitimes.

Qu'en conclure ? Pouvons-nous laisser les deux raisonnements dos à dos et ne pas trouver d'argument particulier à privilégier ?

Noël est sacré, oui, mais nous sommes en 2008 et la société évolue.
Revendre ses cadeaux est peu honorable, oui, mais le bénéficiaire de ce cadeau peut exercer son droit de propriété sur cet objet de manière illimité, c'est un fait.


Nous ne vivons plus à l'époque où Noël rimait avec orange comme unique cadeau, et où l'aspect familial primait, en théorie, mais force est de constater que, telle la récession économique, nous revenons aux sources mêmes de la notion des fêtes de noël (d’un certain point de vue) et les cadeaux sont en passe de devenir un trait secondaire de cette période, comme avant...

Un mal pour un bien ?

Source :

Les bonnes affaires, c'est par là.

http://www.leparisien.fr/societe/revente-des-cadeaux-de...

21 décembre 2008

Saison 1 / Episode 9 : La Mort au Bout du Clic

bloge.jpeg



C'est après une période pour le moins mouvementée (je suis étudiant en troisième année de droit, ce qui inclut le passage d’examens) que je reviens sur ce blog avec plusieurs sujets dans ma hotte.

Cette semaine, un adolescent est décédé après avoir voulu retranscrire une scène vue sur internet, l'amenant à s'étouffer avec un sac en plastique.

Il y a à peine deux semaines, une chaîne anglaise à créée la polémique en diffusant un reportage racontant le suicide d'un malade incurable, filmé en direct.

Au diable l'éthique, vive le show, tuons les malades incurables en live, donnant des idées morbides à la nouvelle génération, ça fera de l'audience et un joli cadeau de noël pour tout téléspectateur aimant l'émotion pure !

Avant de crier au scandale, il va falloir remettre en cause la relation entre les médias et la mort (sujet bien particulier en cette période de fêtes, je vous l'accorde) car cette année fut émaillée par de nombreux faits divers tous plus ou moins liés aux médias, notamment les vidéos publiées sur internet, et accessibles à tous.

Entraînement au tir d'un adolescent avant d'aller fusiller ses camarades de classe en Finlande, vidéos donnant de mauvaises idées de jeu à des collégiens, suicides en direct (on y arrive tout doucement), et même des accidents mortels filmés sans intention particulière (si vous recherchez des mots tels que "Accident Mortel" ou « Crash » sur Dailymotion, vous en aurez pour votre argent...).

Quand un groupe de rap insulte l'instrument judiciaire dans un clip, l'opinion publique s'émeut, l'affaire se retrouve devant les tribunaux et la vidéo est immédiatement retirée du site (cf. "Une nouvelle pierre apportée à l'édifice de la libre expression" et le passage sur le clip en question).
Pourtant, lorsque nous voyons une personne physique décéder sous nos yeux ébahis, nous ne nous offusquons guère, et on va même cliquer sur l'une des vidéos proposées par le site, en rapport avec le sujet, pour en prendre un peu plus plein les yeux.

Bien que l'objectivité soit la règle d'or de ce blog, il va être difficile de ne pas prendre parti sur un tel sujet, mais nous allons faire un effort en rappelant que l'émotion n'est qu'un leurre.

finlande.jpg
L'auteur de la fusillade en Finlande

Veuillez saisir votre recherche : Mort.

Il n'est pas question de faire le procès d'un site internet ou d'un autre, mais bien de constater et penser la réalité des faits.

Nous sommes face à une situation pour le moins atypique : nous avons désormais accès, dans une société où finalement tout est possible, à des vidéos montrant le décès d’une ou plusieurs personnes, sur des sites internet comme sur nos écrans de télévision.

Comment concevoir que l’on puisse légitimer cela ? N’est-ce pas le problème le plus extrême auquel nous puissions être confrontés ?

Un site permettant de visionner des vidéos de toute sorte doit-il être pointé du doigt lorsqu’il propose des contenus choquant ? A qui incombe la responsabilité ?

Quand l’on s’inscrit sur ce genre de site afin de mettre des vidéos en ligne, il est bien précisé que nous sommes responsables du contenu des vidéos en question.
Néanmoins, quand une vidéo défraie la chronique et fait la Une de l’actu, c’est plus souvent le site, qui n’a pourtant qu’un rôle passif, qui est vu comme véritable responsable, l’opinion publique ne comprenant pas comment il a laissé circuler une vidéo si immorale.

Autre point remarquable, les sites permettent de « noter » les vidéos quant à leur pertinence, et on peut se demander ce qu’il advient de penser quand une vidéo « mortelle » est notée cinq étoiles, appréciation donnée uniquement par les visionneurs.

Aurions-nous perdu le sens de l’éthique ?

dailymotion.jpg


Pour qu’une chaîne de télévision n’hésite pas à diffuser un reportage sur le suicide assisté d’un malade incurable, il faut avouer que la seule motivation de l’audience paraît bien mince (même si cela suffit à certains PDG de chaînes télévisées, à n’en pas douter).

Quel est le but de la personne mettant la vidéo en ligne, ou d’une chaîne diffusant un tel reportage ?
Le côté sensationnel ? A première vue ça ne peut être que ça. Quoi de mieux pour avoir des sensations fortes que d’être confronté à la mort elle-même, par le biais d’un écran ?
Le côté compassionnel ? Mince argument il est vrai. Montrer au public le suicide assisté d’un grave malade peut amener sur la scène le débat éternel de l’euthanasie et son utilité (cf. « Quand l’Euthanasie devient Droit »), aller contre l’émotion voulant que cette technique soit à éviter pour voir plus loin, malgré son caractère négatif.
Et que dire des personnes cherchant ce genre de vidéo, affamées par toujours plus de sensation fortes qu’elles essayent de retrouver dans le regard de futurs condamnés à mort ?

Qui est à dénoncer ? Celui qui rend la vidéo accessible au public ? Le site qui doit pouvoir contrôler un minimum son propre contenu en faisant preuve de bon sens ? Le visionneur qui assouvit le désir pervers de partager la mort d’autrui ?

Quant au site, il est intéressant de se confronter au dilemme : responsable ou non ?
Les sites comme Dailymotion, Youtube et autres ont le vent en poupe depuis plusieurs années, et le nombre de vidéos postées chaque jour sur ces deux sites avoisine sans doute la centaine de milliers.
Sites victimes de leur succès ? Trop de vidéos pour pouvoir déceler celle qui ne devrait pas être visible du public ? Sans doute.

Il ne semble pas y avoir de limites sur la toile, dès lors impossible de savoir qui est à punir, sauf si on donne un aspect juridique à tout cela, et là je vous propose de nous lancer dans une étude d’anticipation…

Un futur déjà écrit ?

Cette semaine aussi, les médias ont dirigés leur lumières sur la décision rendue concernant les lettres envoyées aux conducteurs ayant violés le code de la route : une lettre recommandée est le seul outil donnant effet juridique. Une lettre non recommandée ne peut être reconnue comme étant reçue officiellement par l’interpellé et donc tous ceux ayant perdus des points peuvent se prévaloir de cette décision et prétexter ne pas avoir d’élément juridiquement viable prouvant leur culpabilité.
Avant que tous les conducteurs fautifs puissent recouvrer leurs points ou récupérer le montant de leur amende, il y a encore un fossé important, mais le débat est lancé.

youtube-logo.jpg


Qui aurait pu penser que nous rencontrions un jour un tel cas ? Cela paraît si risible de dire qu’on ne peut pas régler sa dette car la lettre lié à cette dette n’est pas recommandée et, pourtant, un bon avocat a trouvé la faille et a eu gain de cause grâce à cela.

A quand un procès imputé au site en question pour préjudice moral ?
Voilà où je veux en venir.
Les moyens des parties lors des procès peuvent parfois paraître dérisoires, mais à y voir de plus près, le bon sens peut amener à leur donner une véritable force.
Aurons-nous un jour affaire à une personne intentant un procès à un site de renommée mondiale pour préjudice moral découlant du visionnage d’une vidéo choquante ? Pourquoi pas.

Bien sûr, en cliquant sur « lecture », la personne donne en quelque sorte son consentement afin de voir la vidéo, mais toujours est-il que le préjudice moral peut être invocable.

Evidemment, il faut être réellement choqué pour cela (voir sur un site la vidéo d’un proche décédant dans un accident de voiture, c’est pour le moins un choc, non ?), mais rien n’est impossible, nous l’avons déjà vu à de maintes reprises.

Ouvrez les yeux et les oreilles car, dans un futur proche, les procès contre les sites mettant à disposition ces vidéos pourraient bien fleurir comme bourgeon au printemps.
Après tout, il suffit de faire un tour sur le web pour dénicher de plus grosses énormités…

Sources :

Un suicide à l'anglaise.

http://www.lesinfos.com/index.php/2008/12/10/841-un-sui...


Un jeu morbide.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gQ--...

09 décembre 2008

Saison 1 / Episode 8 : Du Bon Usage de l'Emotion (?)

télétf1.jpg


Une nouvelle fois, nous avons vécu le week-end médiatique le plus remarqué de la fin d'année, avec la diffusion du Téléthon et de l’élection de Miss France.
Chacun de ces événements avait un parfum particulier cette fois-ci, l'un qui se devait de faire bonne figure malgré la crise économique actuelle, et l'autre qui mettait un point final à une année de discorde au plus haut rang.

Je précise dès maintenant que je ne vais pas m'attarder sur une analyse pointue de l'élection de la prétendue plus belle femme de France (car dans ces circonstances toutes les femmes mesurant moins de 1,70m ne le sont pas, une énormité cela va sans dire).

Les médias nous prouvaient une nouvelle fois à quel point le pur show paie et nous avions donc le choix entre plastique et éthique, la silhouette de très jolies femmes et la règle de bon sens afin d'aider les malades.

Je vous avais prévenu, afin d'user de la liberté d'expression à bon escient, je m'efforcerais de ne pas me fixer de limites, et tant pis si mes propos choquent certains.

chloémortaud.jpg
Chloé Mortaud, Miss France 2009 et la Dame au Chapeau


Sensualité VS Compassion.

Le téléthon est devenu une véritable coutume, au même titre que l'élection de Miss France, mais évidemment pas pour les mêmes raisons.

Ainsi, tandis que plus d'un demi-million d'appels et de sms payant était destinés à TF1 pour départager deux femmes, d'autres ont fait des dons afin de faire avancer la recherche.

Comme quoi, chacun utilise son argent à bon escient, et surtout selon son bon vouloir...

Nous pouvons noter un paradoxe quant à la grande disparité entre ces deux événements : d'un côté, une magnifique femme que nous reverrons de temps en temps durant l'année, et de l'autre des enfants que nous aimerions ne pas voir tant leur souffrance est injuste.

L'utilité est pourtant le facteur qui semble faire primer le Téléthon, destiné à trouver des solutions pour guérir les maladies touchant bien trop souvent les enfants, et en face un concours de beauté s'apparentant en comparaison à une supercherie.

En une soirée, la télévision a donc livré ce qu'elle avait de meilleur à offrir, à savoir un relais des plus efficaces à des fins honorables, mais aussi le pire avec un concours de beauté d'une assez plate importance (sauf si la nouvelle Miss a réalisé des photos sympathiques, ce qui pourrait lui faire une bonne campagne médiatique durant l'année à venir).

Que les deux événements se déroulent le même soir, c’est peut-être un simple hasard du calendrier, mais toujours est-il qu'il rend la situation assez intéressante.

Néanmoins, il convient de se pencher de plus près sur le Téléthon car s'il semble être le meilleur élève des prime time (c'est tout de même autre chose que « Qui peut battre Benjamin Castaldi ?»), nous allons devoir dépasser l'émotion que suscite un tel programme pour décoder l'émission en elle-même.
De ce fait, nous allons remarquer que, finalement, le pire de la télévision ne se trouvait peut-être pas sur TF1...

télé.jpg


Au-delà des apparences.

Je n'attaquerais pas la finalité du Téléthon, qui est d'une importance cruciale en vue de faire progresser la recherche, mais je ciblerais plutôt les codes utilisés car une fois dépassé l'aspect vital, il n'en reste que c'est le meilleur exemple de la manipulation des émotions par les médias.

Cette année, le Téléthon avait la pression. Après la crise financière mondiale et le problème existentiel du Droit au Logement, parvenir à faire débourser une centaine de millions d'euros à des français ayant le moral dans les chaussettes au pied du sapin relevait du Challenge.

Pourtant, cette année encore, le taux flirte avec la barre symbolique des 100 millions d’euros.

Le téléthon, comment ça marche ?

Tout d’abord, comme le problème des SDF vu dans « La Froideur de la Mort », c’est une actualité qui revient annuellement pendant le premier week-end de décembre, pour ensuite hiberner les 363 jours suivants (les médias parlent-ils des maladies nosocomiales en juillet ?).

Ainsi, les présentateurs se retrouvent-ils plus de 24 heures durant à prêcher pour une cause dont ils ne diront mot au cours de l’année.

Les plus mauvaises langues critiquent le Téléthon en ce que cela rime avec une surexposition d’enfants malades.
Ils n’ont pas tort, mais le problème est bien là : comment faire avancer la recherche sans démontrer les conséquences des maladies évoquées durant l’émission ?

Il convient donc de se demander si les médias peuvent dépasser la limite de l’acceptable afin de pousser à donner encore et encore.

Le plus frappant samedi soir, ce fut les moyens utilisés pour engranger des dons alors que le compteur était à la traîne : une présentatrice martèle le slogan « 36 37 » avant d’envoyer un reportage sur un enfant victime de vieillissement accéléré de la peau, sans doute l’un des reportages les plus choquant du week-end, très convaincant pour qui hésitait faire un don.

On peut alors se demander si le recours à l’émotion, même dans un but louable, doit-il être encadré ?

Evidemment, nous parlons du Téléthon, mais les médias ne peuvent-ils pas user de cette force de dissuasion dans d’autres buts beaucoup moins glorifiant ?

Un slogan martelé jusqu’à l’asphyxie, des phrases démagogiques qui s’enchaînent sur un bandeau interminable, des vidéos de plus en plus trashs, où se situe la limite ?

Surtout, point primordial que tout le monde doit savoir : tous les dons réalisés au cours du week-end ne sont pas définitifs.
En effet, même si certains doivent le savoir, n’imaginez pas que les 95,2 millions d’euros récoltés sont déjà dans les poches des différentes associations, loin de là.
« Promesses de Don », voilà ce que c’est, des promesses. Dès lors, sur les 95,2 millions, combien seront réellement récoltés ? Nous ne le serons jamais…

Le Téléthon reste cet instant de solidarité où nous pouvons tous aider la science, mais les moyens utilisés amènent à réfléchir sur la manipulation des émotions faite par les médias.

L’an prochain, regardez de plus près les codes du Téléthon, et espérez que ce système ne soit pas généralisé à des émissions moins honorables.

Sources :

Les Miss battent les Malades

http://www.tele7.fr/tv/news-tele/audiences-tv-l-electio...


Un Téléthon en forme

http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/e...

05 décembre 2008

Saison 1 / Episode 7 : Citius, Altius, Fortius…

medailles_jeux_olympiques_pekin_2008.jpg


Tour de France, Euro Foot, Jeux Olympiques, cette année encore le sport nous a fourni son lot d’émotions fortes.
Néanmoins, cette semaine, une information a réveillé les vieux démons du sport moderne.
Tim Montgomery, Médaillé d’Or avec le relais 4x100m américain lors des J.O. de Sydney en 2000, a avoué s’être dopé lors de cette même olympiade.

Cela n’a pas fait la Une de l’actualité, et pour cause, aujourd’hui qui peut être surpris à l’annonce d’un aveu de dopage par un Champion de renom ?

En effet, depuis maintenant dix ans et l’affaire Festina, scandale qui éclaboussa alors le Tour de France cycliste, le dopage s’est invité à la table des disciplines sportives, pour ne plus la quitter.

Le dopage, qu’est-ce ?
Le seul moyen de gagner des compétitions diront les mauvaises langues, un fléau qu’il est nécessaire d’éradiquer le plus vite possible diront les autres.
Les organisations mondiales anti-dopage, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) en tête, luttent depuis plusieurs années maintenant afin de dénoncer les tricheurs du 21è siècle et pouvoir anticiper les futurs cas de dopage.

Bien plus qu’un combat, c’est un véritable défi que s’est lancé le milieu anti-dopage en essayant de reprendre l’avantage sur les progrès de la Science, un avantage qui semble s’être accru inlassablement depuis trop longtemps pour pouvoir être rattrapé.
Pourtant, il en va de l’intérêt même du sport de remporter cette lutte.

Aujourd’hui, les spécialistes parlent même d’un « EPO 3è Génération » après un Tour de France 2008 qui a de nouveau distribué son lot de rebondissement en excluant les plus sérieux prétendants au Maillot Jaune pour une seule et même raison : utilisation d’anabolisants.

Surtout, n’oublions pas que le dopage ne touche pas seulement le cyclisme, même si c’est le milieu où les cas de dopage sont parmi les plus médiatisés, mais tous les sports et même ceux où l’intérêt de gagner est bien relatif (le Catch, où tout est scénarisé).

Ainsi, il est nécessaire de voir quel est le visage du sport en 2008, ce que nous pouvons craindre, mais aussi espérer.

Le sport, concept mal dans sa peau.

De nos jours, les médias n’hésitent pas à reléguer une information au second plan pour faire primer un évènement sportif.
Nous en avons eu un nouvel exemple cette semaine avec la nomination du Ballon d’Or France Football, information qui relégua au second rang l’ouverture du procès de trois jeunes femmes ayant provoqué le décès de dix-huit personnes après avoir incendié une boîte aux lettres au rez-de-chaussée d’un immeuble.

Le sport, c’est avant tout un langage universel qui parle à tous. Tout le monde s’intéresse à au moins un sport, si ce n’est plusieurs.

A première vue un Monde sain, le sport a pourtant rapidement tendu vers le profit avec l’émergence du professionnalisme et de nouveaux enjeux économiques venant se coller aux résultats.

Football, Cyclisme, Formule 1, Rugby, tous ces sports sont, au fil de leur histoire, objet de marchés de plus en plus juteux, ce qui donne une autre importance au sport, et surtout aux résultats acquis.

Ainsi, aujourd’hui, un footballeur professionnel peut-il toucher 40 000 euros par mois en jouant dans une modeste équipe de Ligue 1 française, voire 150 000 euros par mois s’il s’exile de l’autre côté de la Manche.

Le business entourant le sport n’explique pas tout quant à l’invasion de l’EPO dans les métabolismes de nos sportifs préférés, mais ça y a très fortement contribué.

De ce fait, dans quelle mesure le sport peut-il encore faire rêver aujourd’hui ?
Quel intérêt lorsqu’est faussé le sentiment de voir de véritables humains se dépassant afin de donner le meilleur d’eux-mêmes, quand l’on sait qu’ils peuvent nous mentir afin d’entasser des millions ?

Vous l’aurez compris, malgré le fait que les sportifs jouent avec leur propre santé en se dopant, celui qui y perd le plus, c’est le Sport lui-même.

Désabusés, combien ont déjà supprimé de leur agenda les trois semaines du mois de juillet consacrées au Tour de France, devenu une véritable mascarade ou le Maillot Jaune n’est pas décerné au meilleur coureur, mais à celui qui à réussi à slalomer entre les tests anti-dopage ?

Les performances s’enchaînent, les records tombent, les exploits se multiplient, mais la farce n’est-elle pas en train de nous aveugler ?

montg.jpg
Tim Montgomery

L’enjeu du 21è siècle ?

Cet été encore, plus de 4 milliards de téléspectateurs ont suivis les miracles des Usain Bolt et autres Michael Phelps lors des olympiades de Pékin.

Le sport n’est plus un simple divertissement, c’est une véritable religion, une croyance dans laquelle les personnes du monde entier se réfugient pour fuir leur quotidien.
Ce n’est pas une caricature, dans un stade de football nous sommes tous supporters, nous sommes égaux, nous oublions notre emploi, nos soucis personnels, le temps d’un match.

C’est peut-être ça la beauté du sport, quel qu’il soit, c’est d’unir toutes les générations, catégories sociales et nations durant 90 minutes.
Certains se rappelleront peut-être le match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 opposant l’Arménie à la Turquie, c’était il y a quelques mois, et la portée historique (mais surtout symbolique) d’un tel évènement ne peut qu’avoir un impact positif sur l’histoire mouvementée de ces deux pays.

Ainsi, dans un Monde en proie à la Crise (pas seulement économique), les évènements sportifs sont une réelle bouffée d’oxygène qu’il faut protéger.

La lutte contre le dopage, fléau faussant toute la réalité du sport, se doit d’être remportée par les instances anti-dopage, car plus qu’un simple concept, c’est une émotion universelle qui risque de disparaître, et nul doute qu’après les apports négatifs du Business, le dopage serait la maladie achevant un concept en bien mauvaise santé…

Les raisons d’espérer ?
Les progrès effectués chaque jour par les instances.
Je l’ai martelé plus haut, l’écart semble trop important pour rattraper les tricheurs, mais force est de constater que, petit à petit, ces derniers sont pointés du doigt et ne s’en remettent pas.

Le Tour de France est sans doute le meilleur symbole de ce chamboulement : chaque année dorénavant les meilleurs coureurs sont arrêtés en plein envol.

Vu la situation, tant pis pour le spectacle, l’urgence est telle que l’important n’est plus de savoir qui mérite le Maillot Jaune, mais plutôt qui ne le mérite pas.

Pourquoi ne pas avoir 10 Tours tournant à la mascarade, si c’est pour ensuite voir un tant désiré « Tour Propre » ?

Sources :

Tim Mongtomery avoue

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sports/20081124...


Le Retour d'Armstrong

http://www.liberation.fr/depeches/0101284452-cyclisme-l...

Toutes les notes