05 novembre 2009
Saison 2 / Episode 1 : The Lost Symbol
Il y a un an, l’Espoir d’un Monde Nouveau prenait corps avec l’accession au pouvoir de Barack Obama.
Un an plus tard, les critiques ont un peu gâché la fête et on se demande si le Légendaire Barack n’est pas finalement un Mortel comme nous autres…
Du temps, voilà ce que ses défenseurs répliquent aux détracteurs qui se contentent de constater pour démontrer qu’il est loin d’être aussi bon qu’il en a l’air.
La Politique étrangère, échec fatal ?
Sur le conflit israélo-palestinien, d’énormes espoirs pesaient sur les épaules du Président US, mais force est de constater qu’au jour d’aujourd’hui, il y a perdu plus qu’il aurait pu y gagner.
En effet, après avoir tapé de la paume de la main sur la table (Barack Obama est un gentil, il ne frappe pas du poing) en début d’année au sujet du conflit israélo-palestinien, le Maître de Bo (vous savez, son chien !) est revenu à la dure réalité et après avoir constaté qu’il était moins écouté que prévu, a fait l’erreur de reculer.
Voulant obtenir des concessions avant même le début d’éventuelles négociations, Obama a sans doute rêvé un peu trop et a perdu énormément de crédibilité auprès de ses interlocuteurs, montrant même une véritable faiblesse de sa part.
Un Obama trop idéaliste donc, qui a voulu se reposer sur son statut quasi-mystique depuis un an pour vouloir se faciliter les choses.
Monsieur, Frédéric Charillon, Professeur de Science Politique, qui dirige depuis cette année l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire, voit cette erreur lui être fatale, démontrant que la Politique Etrangère est le premier domaine où il a vraiment échoué.
L'argument du Temps suffisant ?
Bernard Henri-Lévy n’hésite pas une seule seconde : il faut donner du temps à Obama. Pour lui, le fait qu’il prenne son temps est même la meilleure chose qui soit.
Alors, on peut se demander si l’on n’en demande pas trop au Président US dans un délai si restreint (un an ce n’est pas assez pour changer le Monde, on est d’accord là-dessus).
Mais est-ce plus raisonnable de se limiter à cela ?
Devons-nous attendre les 2 derniers mois de son (premier ?) Mandat pour envisager un Bilan ?
Tant d’attentes depuis son élection, tant d’espoirs cumulés, qu’on en avait oublié qu’il reste un Président US avant tout.
Les troupes de l’Oncle Sam continuent de s’enliser en Irak, les tensions avec l’Iran ne sont pas bien meilleures, par exemple.
Les américains sont déçus, c’est un fait. Peut-être la volonté d’effacer toute trace de ces 8 dernières années signées Bush est-elle trop forte, mais il faut l’avouer, on souhaitait un autre bilan en ce 4 novembre 2009.
Symboles, le New Jersey et la Virginie sont retombées entre les mains des Républicains, au moment même ou le Prix Nobel de la Paix s’apprêtait à souffler la Bougie trônant sur un bien beau gâteau.
Le Prix Nobel de la Paix, revenons-y un instant.
S’il y a bien une personne au Monde qui ne voulait pas l’avoir, vu le contexte, ce devait être Obama.
Lui-même s’est dit très surpris avant de se dire très heureux.
Cet honneur, c’est plus une mise à l’épreuve (Obama le voit comme tel d’ailleurs) dont il se serait bien passé. On lui a attribué la plus honorable des distinctions (bien que les années passant, on se demande si ce prix n’a pas perdu toute crédibilité lui aussi) alors qu’il n’avait strictement rien fait encore.
Et ce n’est pas sa politique étrangère qui va maintenant pouvoir lui donner toute la superbe légitimant ce Prix.
Au fond, on peut voir Obama comme le Prix Nobel de la Paix qu’il doit dorénavant avoir sur sa cheminée : un symbole d’espoir, oui, mais qui perd constamment de la valeur.
Il y a un an, je vous faisais part de ma satisfaction de voir Obama remporter l’élection. Je n’ai pas changé d’avis et l’apprécie toujours autant, mais il faut savoir accepter le fait qu’on attend, encore et toujours.
Guantanamo me direz-vous ? C’était un symbole étiqueté « Bush », n’importe quel démocrate élu ayant un peu de logique l’aurait aussi fermé.
Alors, lui donner du temps ?
Ok, mais en espérant qu’il n’use pas ce temps pour faire des bourdes, comme en politique étrangère.
On se donne rendez-vous dans un an pour le deuxième anniversaire de son élection !
Sources :
> Obama vous a-t-il déçu ?
18:20 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, anniversaire, politique
01 septembre 2009
Saison 1 / Episode 32 : Un pour Tous, Tous pour Un.
Obama comparé à Hitler ?
C'est une blague ? Qui oserait une seule seconde mettre l'homme politique le plus adulé sur la même ligne que le plus haï ?
Encore, pourquoi en arriver là ?
L'Amérique est en train de nous livrer une bataille idéologique comme elle seule en a le secret. Elle, grande figure mondiale du Néo-Libéralisme.
Et nous, français, pouvons en être les principaux acteurs passifs, vu que ce qui sème la pagaille au pays de l'Oncle Sam est, pour nous, une avancée considérable.
Voyez plutôt.
Barack Obama vient de lancer son combat politique le plus risqué, celui de l'assurance-maladie.
Jusqu'ici, tout va bien.
Quand l'on sait que près de 50 millions d'américains n'ont pas de couverture médicale, on se dit qu'il est pour le moins logique que l'homme aussi populaire que le Pape ou le Christ mette les mains dans le cambouis pour profiter du halo quasiment mystique l'entourant afin de résoudre un problème existentiel est 100% américain.
Dois-je ici rappeler que le bien pensant Michael Moore en avait fait le sujet principal de son film documentaire « Sicko », après « Bowling For Columbine » et « Farenheit 9/11 ».
Oui, mais voilà, l'état de Grâce de Super Obama file tout doucement vers sa fin et sa volonté de refonte de l'assurance-maladie pourrait bien l'achever une fois pour toute.
En effet, au travers de son idée se dessine une réforme en désaccord total avec les traditions américaines les plus pures : l'idée de Solidarité entre chacun.
Il n'en faut pas plus pour que le mot auquel les américains sont le plus allergique renaisse : le Socialisme.
Solidarité : une nécessité vitale.
En France, la Solidarité est un des piliers de la construction étatique.
Terme qui se retrouve même sous-entendu dans la devise nationale grâce à « Fraternité », nous nous en prévalons comme d'une qualité bien de chez nous : nous sommes solidaires les uns des autres, nous sommes un exemple d'entente inter-citoyens.
Quid d'une France sans solidarité ?
Au vu de notre histoire, cela semble tout bonnement impossible. Entre Guerres, Occupation, Résistance et Victoires, notre Patrie s'est forgé ce sentiment devenu dès lors si banal, celui qu'il faut aider son prochain, ou son voisin.
Alors, avoir une couverture maladie, concept hexagonal universel, est pour nous une chose pour le moins normale, pour ne pas dire nécessairement logique. Que chacun paie pour chacun, quoi de plus éthique ?
Ici, vous l'avez peut-être remarqué, nous venons de dénicher la raison pour laquelle les américains sont si réfractaires au mot Solidarité : L'Histoire du pays.
Évidemment.
Si nous sommes si friands de Solidarité, au point de se demander, en toute objectivité, si nous ne sommes pas un exemple à suivre à travers les continents, il n'en est pas de même Outre-atlantique, et ce pour les mêmes raisons : l'Histoire du pays.
Et oui, entre Guerre Froide face à l'ennemi Socialiste de l'Est et sentiment patriotique inégalable, les États-unis ont acquis cette idée que la Solidarité entre chacun est à proscrire, tant cela ressemble à ce qu'il se passait dans le pays de Staline.
N'oublions pas que du côté des politiques, que ce soit les Républicains ou les Conservateurs, ce sont tous deux des partis nationalistes (en France, il n'y a qu'un seul parti nationaliste, et on sait à quel point cela entraîne des débats controversés), et aucun ne se dote de l'étiquette de Socialiste, bien au contraire.
L'un dans l'autre, c'est comme si il y avait un système bipartite, mais de même rang politique (2 partis de Droite par exemple aux US) pour résumer.
En France, nous n'en sommes pas encore là : une Droite, une Gauche, et le clivage politique est tout trouvé.
Évidemment, on n'oublie pas le Centre, la droite de la droite et la gauche de la gauche, mais la scission en deux grandes orientations idéologiques est bien là.
Alors que chez nous la Solidarité est incontournable, l'Individualisme qui règne sans partage dans la société américaine et l'idée que chacun doit se débrouiller sans l'aide d'un compatriote est entrée dans les mœurs il y a bien longtemps.
Qu'en serait-il s'il n'y avait pas l'ombre du bloc de l'Est, qui a préfiguré toute la pensée libérale outre-atlantique dès le milieu du 20è siècle ?
On ne peut le savoir.
La Guerre Froide a bouleversé le Monde de la fin de la Seconde Guerre Mondiale à la chute de l'URSS en 1991.
Les États-Unis, bien que vainqueurs, ont aussi adopté une idéologie unique, celle du Libéralisme le plus pur, la philosophie selon laquelle est consacrée la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle, entraînant alors une stricte limitation des obligations sociales imposées par le pouvoir au profit du libre choix de chaque individu.
Donc, l'individualisme prédomine aux US, et on comprend mieux pourquoi lancer l'idée d'une solidarité entre chacun est si mal accueillie : relan de Socialisme et remise en cause des principes ayant fondés la société américaine.
Poussons l'étude un peu plus loin.
Solidarité ou Individualisme : Que privilégier ?
Vous le savez, je ne suis pas du genre à éviter l'étude d'une question pouvant effleurer les mœurs.
Si cela en choque certains, tant pis.
Oui, car ici vient le problème de savoir ce qui doit aujourd'hui être mis en avant, entre les visions américaines et françaises, entre les concepts de Solidarité et d'Individualisme.
Peut-on remettre en cause l'un des piliers de notre société ?
Inutile de tergiverser à prime abord : Individualisme rime avec Égoïsme, sous-entendant une société fondée sur la seule possibilité individuelle, sans aucune aide extérieure de compatriotes si nécessaire.
Qui serait tenté, dans notre beau pays, de passer d'une société ou chacun aide chacun, à une américanisation sentant le libéralisme le plus extrême ?
On en viendrait à modifier notre devise nationale, c'est dire !
Néanmoins, bon nombre de facteurs, issus de la solidarité sont aujourd'hui en difficultés :
Quid des cotisations sociales qui, selon certains, font vivre les RMIstes qui ne veulent pas travailler ?
Quid de la volonté de chacun d'aider son compatriote quand celui-ci n'en semble pas méritant ?
Voyez-vous où je veux en venir ?
C'est pourtant simple, et si les médias n'en parlent pas c'est sans doute car c'est un sujet tabou :
Le sentiment de solidarité se perd en France.
On ne peut pas trouver d'étude explicite, mais bon nombre d'indices montrent que nous sommes en train de perdre, doucement mais surement, notre sentiment d'union :
Depuis plusieurs années, le moral des français est en berne, les scissions entre classes sociales se ressentent de plus en plus, on assiste à un ras le bol général de tout le monde envers tout le monde.
Nous sommes contre la politique actuelle ? Faisons une grêve nationale !
Il y a encore une grêve en France ? Bande de feignants !
Je multiplie les heures sup' car c'est de l'argent en plus ? Mettons de côté ceux qui touchent le RMI !
Il cumule les RTT et fait tout pour éviter de rester trop de temps sur son lieu de travail ? Feignant !
Je caricature à 100% mais, honnêtement, qui n'a pas déjà entendu ce type de réflexion, ou quelque chose s'en rapprochant ?
Et surtout, ce qui me marque le plus car, au moins sur ce point, j'aimerais qu'on prenne de la graine de nos amis américains : la popularité des hommes qui ont le pouvoir.
Nombreux sont ceux qui se souviennent du dîner suivant la cérémonie d'investiture de Barack Obama : celui-ci comptait un invité très spécial en la personne de John McCain, le concurrent d'Obama à la Course à la Maison Blanche.
Un simple coup de comm' ? Pas sûr quand l'on sait qu'il est de tradition en Amérique qu'après le résultat des élections présidentielles, et quelque soit le candidat pour qui l'on a voté, on se range derrière le vainqueur et on espère qu'il fera du bon travail.
Le côté patriotique qui ressort, peut-être, ou l'idée acceptée qu'un pays n'est jamais plus solidaire que lorsqu'il met ses convictions de côté pour l'intérêt général.
Un électeur votant en faveur de McCain qui soutient le nouveau Président Obama, rien d'extraordinaire outre-atlantique.
En France, ce n'est pas tout à fait pareil...
Le Président Sarkozy a été élu, mais cela ne semble pas lui donner de légitimité suffisante pour que les français lui fassent confiance sur le long terme : côté de popularité en berne, critiques, rien ne lui est épargné par les citoyens, alors que c'est le Président de la République.
Je précise ici que je ne souhaite pas défendre la personne de Sarkozy, mais uniquement le statut de Président de la République.
Je suis à la limite de partir sur un autre sujet, qui mérite réflexion lui aussi, et sera sans doute évoqué prochainement, donc je ne m'étalerai pas aujourd'hui là-dessus : Le désamour des citoyens pour les politiciens.
Restons-en à la constatation que les critiques fusent dès qu'une réforme est voulue, mais que l'on oublie aussi que le Pouvoir peut aider, qu'il soit de Gauche ou de Droite.
Étant étudiant, je n'oublie pas que les bourses de l'enseignement supérieur me sont versées régulièrement, et que ça m'aide dans la vie de tous les jours, comme de nombreux autres étudiants.
Pourtant, quelqu'un trouvera toujours quelque chose à redire.
Ou plutôt personne n'en parle et préfère se concentrer sur une autre réforme.
Tout cela pour en venir à la conclusion que si les américains mettent de côté la Solidarité, on peut encore prendre quelques leçons de leur part pour éviter de sombrer justement dans l'individualisme à force d'être trop solidaires.
Trop de solidarité tue-t-elle la Solidarité ? C'est un problème qu'on pourrait bien se poser d'ici quelques temps.
A force d'être lié à chacun à tous les niveaux sans avoir le choix, la volonté de ne plus être lié afin d'améliorer sa petite personne grandie chaque jour.
Enfin, si nous sommes si solidaires, si aimants de la « Fraternité », pourquoi toujours critiquer autrui ou ceux ayant le Pouvoir ?
La Solidarité en France, c'est bien quand ça nous arrange...
Sources :
14:00 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, usa, obama
25 janvier 2009
Saison 1 / Episode 16 : Combattre le Feu par le Feu.
Cette semaine encore, le Monde a tourné autour d’un seul Homme : Barack Obama.
Non, je ne vais pas vous provoquer une nouvelle indigestion sauce Obamanienne (à prendre dans le sens « Obama ? On sature » étant moi-même un fervent partisan du nouveau Président américain).
Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la façon dont les médias peuvent nous « remplir » d’une même information de sorte qu’on arrive à vouloir zapper ce que nous apprécions.
Je vais plutôt m’intéresser à sa première action en tant que Président, forte en ce qu’elle prolonge l’idée « Change Is Coming », je veux bien entendu parler de la décision de fermer Guantanamo qui prend (enfin) réellement forme.
Derrière cette décision, c’est surtout la Torture qui en prend un coup, car les forces U.S. ont toujours été pointées du doigt quant à leur vision de « La Fin Justifie Les Moyens ».
Soit, la Torture est en voie d’extinction chez les américains, « Joie et Bonheur » diront les plus fervents défenseurs des droits de l’Homme.
Pourtant, et c’est mon rôle après tout, il convient de se demander si la Torture est vraiment, en 2009, un exercice à bannir car dépassant toutes les règles de l’éthique.
En effet, la Torture reste, dans sa finalité, la manière d’obtenir des informations de personnes suspectées des pires actions.
Devons-nous nous réjouir de la fin de cette pratique ou pouvons-nous la défendre ?
Oublions la ligne jaune, laissons l’Emotion à l’écart, ne craignons pas d’heurter les mœurs et soyons objectifs.
A la manière de Barbares.
Les Droits de l’Homme ont fait de la Torture une de leur cible favorite ces dernières années.
Depuis le 11 septembre 2001, le Monde est entré dans une nouvelle ère où la crainte est devenue la pire ennemi de tout Etat, le Terrorisme s’étant imposé à un échelon mondial et refaisant surface régulièrement, n’importe où et n’importe quand.
Les puissances mondiales ont alors eu comme première volonté de contrer ce phénomène et les américains sont entrés de plein pied dans le bourbier irakien.
Un an et demi après avoir perdu près de 3000 de leurs concitoyens dans ce qui restera l’attentat le plus dramatique de tous les temps, les américains essayèrent tant bien que mal de légitimer leur action en invoquant les fameuses armes de destruction massive (que l’on cherche toujours aujourd’hui).
Mais tout à véritablement dérapé lorsque le scandale de la prison d’Abu-Ghraib et les photos qui y furent prises éclatèrent au grand jour.
Humiliations et souffrances devenaient les premières bribes de la Torture exercée par les gentils (américains) sur les méchants (irakiens).
Depuis cette date, le débat sur la Torture prit place sur le devant de la scène médiatique pour ne plus la quitter, et ce notamment à cause de Guantanamo, Symbole de la Torture américaine sur des personnes qui ne sont pas toujours si coupables que ça.
Les plus critiques sont explicites : ceux qui exercent la Torture sont pires que les terroristes eux-mêmes.
Idée violente mais qui souligne bien le paradoxe existant :
Le Terrorisme c’est l’emploi de la violence visant à faire naître la terreur et la peur chez l’opinion publique.
Et comment dissocier la Torture, même lors d’un interrogatoire, dans ce cas ? On fait peur à un suspect en le menaçant des pires souffrances.
On peut alors aller jusqu’à se demander si l’une est l’autre de ces pratiques ne sont pas, finalement, similaires.
Terrorisme = Torture ?
Les finalités sont différentes, c’est incontestable.
Si le Terrorisme n’a comme objectif que la peur, la Torture, elle, utilise ce même sentiment qu’est la peur afin de répondre à un problème de grande envergure.
Evidemment, bien que ça soit très choquant, la Torture à une finalité « honorable » en ce qu’elle veut amener une réponse afin d’éviter une catastrophe, voire la contrer.
La symbolique de la Balance étant assez démonstratrice, je vais m’en servir ici.
Le soldat américain qui Torture un terroriste le fait afin de rétablir l’équilibre « Peur / Confiance » des choses, équilibre qui est toute la base de la dissociation entre Terrorisme et Torture.
Si le Terrorisme vise à faire basculer cet équilibre du côté « Peur », la Torture (utilisée par les Etats défendeurs, cela va de soi) vise à rétablir un juste équilibre entre la Peur et la Confiance.
En cela, la Torture, qui reste néanmoins une manière très brutale et n’excluant pas d’ailleurs la mort de celui devant la supporter dans le pire des scénarios, peut se targuer d’être moins pire que le Terrorisme.
La Torture : Arme Légitime ?
Oui, pratiquer la Torture est une violation des Droits de l’Homme, de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, j’en passe et des meilleurs.
Mais cette sacralisation du principe « Aucune Torture » est-elle souhaitable ?
Nous, en France, nous n’avons pas la même vision qu’un Etat comme les Etats-Unis, et c’est pourquoi il peut être difficile de comprendre comment certains des agents US pratiquent la Torture, à Guantanamo ou ailleurs.
Est-il utile de rappeler que nous aurions sans doute une vision autre du Terrorisme si ce fut notre pays qui fut frappé d’un attentat faisant 3000 victimes ?
La Torture peut-elle être vue comme un moyen efficace de lutter face aux menaces du 21è siècle ?
Si l’on part du principe que le Terrorisme ne se fixe pas de limite et va de plus en plus loin dans l’horreur, comment ne pas vouloir réagir face cet élan de violence frappant des centaines d’innocents chaque année ?
Car oui, ce n’est pas le Terrorisme qui va s’adoucir parce que les Conventions du Monde entier ont adoptées le principe que « Torturer c’est pas bien, même si c’est le pire des criminels », et il faut être réaliste et savoir que ce n’est pas en théorisant l’éthique que cela atténuera les violences d’extrémistes.
Ici, il faut tout de même rappeler que, selon les spécialistes, les révélations récupérées lors d’un interrogatoire faisant usage de la Torture ne peuvent être considérées comme utiles.
En effet, sous la pression de la souffrance, les victimes de Torture perdent leur cohérence et délivrent, bien souvent, des informations erronées ou sans aucun sens, que ce soit sous influence de la peur ou car un entraînement à la Torture leur a été appliqué auparavant.
Mais comment faire alors ?
Imaginons le scénario le plus extrême, que l’on pourrait d’ailleurs retrouver en prime-time aux US dans une série qui a défrayée la chronique en abusant de séquences de Tortures, à savoir la série 24 : un terroriste est arrêté. Une bombe doit bientôt exploser dans une ville importante et peut causer des milliers de morts.
Que faire ? Lui demander gentiment plusieurs fois où se trouve la bombe, où alors tout mettre en œuvre pour lui faire cracher le morceau, en utilisant donc la force et des moyens pas très honorables.
Faire souffrir un homme pour en sauver des milliers, là est le dilemme éthique.
De la pure fiction pensez-vous ? Pourtant ces derniers mois les forces de police ont à plusieurs reprises arrêté des groupuscules sur le point de commettre des actes tels (l’ETA notamment).
Mais d’un autre côté on nous dit que la Torture ne sert à rien car les propos sous l’emprise de la peur ne sont porteurs d’aucune rationalité !
Cruelle désillusion… Nous avons fait de l’ultime arme contre la crainte du 21è siècle un outil à bannir au nom des Droits de chacun (même des terroristes donc), et quand bien même on peut la légitimer, cette arme se voit décrédibiliser par des spécialistes assurant que c’est finalement la pire des solutions.
Tout le Monde connaît le proverbe : « La Fin Justifie Les Moyens ».
Nous vivons dans une société où tout n’est pas tout noir ou tout blanc, mais où tout est bien gris, et accepter de lutter contre les formes de criminalités du 21è siècle passe par l’acceptation que l’on doive sans doute revoir nos idées car rendre le Monde plus Blanc que Blanc ne pourra se faire en défendant (car oui, en bannissant la Torture c’est bien de cela qu’il s’agit) les Droits de ceux qui veulent le voir brûler…
Sources :
Âmes sensibles s'abstenir
http://www.mindfully.org/Reform/2004/Abu-Ghraib-Prison-...
Bientôt la Fin de la Torture (?)
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id...
Kouchner et Yade satisfaits
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/23/01011-2009...
21:46 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme, torture, guantanamo
31 décembre 2008
Saison 1 / Episode 12 : 2008.
!!! On va mettre ça sur le compte des bonnes résolutions 2009 : je prendrai le temps, qui me manquait jusque là, pour répondre à vos commentaires postés sur les articles, même les plus anciens !!!
A quelques heures de sauter de plein pied dans l’année 2009, il convient de faire un bref résumé de cette année 2008, année qui restera pour de multiples raisons dans nos mémoires, des très bonnes mais aussi des très mauvaises.
Comment évoquer 2008 sans parler de la crise économique, invitée de premier choix de cette année et qui a déjà prit son billet retour pour 2009 ?
Comment évoquer 2008 sans parler d’Obama, à la fois symbole de la communauté noire, de l’espoir, mais aussi de l’enjeu politique mondial de 2009 ?
Comment évoquer 2008 sans parler du problème de l’environnement, réalité qui va nous suivre pendant bien des décennies encore ?
Comment évoquer 2008 sans parler du pouvoir d’achat, en voie d’extinction ?
Comment évoquer 2008 sans parler de la flambée du pétrole, devenu en quelques semaines un produit de luxe, alors qu’en 2009 il redevient un premier prix ?
Et comment évoquer 2008 sans citer Ingrid Bétancourt, le PS, l’Iphone, Facebook, les Ch’tis, les J.O. de Pékin, et d’autres ?
L’année fut riche en évènements marquants, mais nul doute que 2009 nous réserve déjà son lot de rebondissements, avec un synopsis qui ferait saliver n’importe quel scénariste hollywoodien : les tensions israélo-palestiniennes pour commencer, la présidence d’Obama comme fil conducteur, la crise économique comme personnage récurrent, la question de l’Iran pour le suspense, sans oublier le pouvoir d’achat et le chômage sur un plan plus national.
Ajoutez à cela quelques évènements que nous ne voyons encore pas venir, ce qui n’a pas manqué en 2008, et voilà un avant-goût alléchant de ce qui va commencer dès demain matin.
Jérôme Kerviel
2008 : ça commence avec Kerviel, ça finit avec Madoff.
Reprenant l’aspect scénaristique, nous pouvons faire un parfait parallèle entre les deux scandales les plus médiatiques de cette année, sur un plan purement financier.
C’est le 24 janvier que l’année 2008, et la crise économique par la même occasion, commence vraiment, jour où un homme sorti de nul part, Jérôme Kerviel, opérateur de marché, fait perdre 5 milliards d’euros à la Banque qui l’emploie.
Que nous étions naïfs de nous extasier devant un tel fait : un homme fait perdre, à lui seul, 5 milliards d’euros à la Société Générale, rien que ça ! C’est fou disions-nous à l’époque, tandis que Kerviel devenait une star du petit écran.
Et, comme si cela n’était en fait qu’un amuse-gueule, les problèmes financiers allaient crescendo avec l’équivalent du « 11 septembre » pour l’économie, le 15 septembre, lorsque Lehman Brothers, banque d’investissement multinational, fait faillite et précipite le monde capitaliste dans son pire cauchemar depuis le « Jeudi Noir » de 1929.
Depuis ce 15 septembre, les bourses du monde entier jouent au yo-yo diabolique, enchaînant baisses spectaculaires et hausses étonnantes.
Pour certains, tout cela prouve que le capitalisme à trouvé ses limites, qu’il est à l’agonie et que nous ne pouvons survivre à cette crise qu’en revenant aux fondamentaux de la Société, en donnant un grand coup de pied dans le système économique mondial actuel.
A la fois car je ne suis pas économiste, mais aussi parce que s’aventurer dans des hypothèses à la manière d’experts et inutile (combien de spécialistes voyaient déjà le baril de pétrole à 200 dollars pour Noël alors qu’il ne culminera finalement qu’à 30 dollars arrivé cette période ?), je ne m’attarderai donc pas sur la crise économique, me limitant au doux présage qu’elle est loin d’être terminée et que nous n’avons peut-être pas encore vu le pire…
Que le Monde fut ému lorsque les Etats-Unis, première puissance économique mondiale mais aussi pays le plus controversé au Monde, élisent un « Président Noir » (on ne peut décidément plus dire seulement « Président » lorsqu’on parle d’Obama), une bouffée d’air pur au milieu d’un véritable nuage de pollution qu’est cette année 2008.
Mais tout reste à faire pour celui qui bénéficie maintenant d’une popularité comparable à celle de Jésus ou du Pape : Guerre à Gaza, Iran, et bien sûr Economie, les premiers dossiers qui l’attendront sur le Bureau Oval.
Ce coin de ciel bleu que représente cette élection (j’en fais trop, non ?) ne durera pas et c’est bien la Crise économique qui aura le dernier mot en cette fin d’année avec, finalement simple continuation de l’escalade entamée avec Kerviel, l’affaire Madoff.
Madoff ? C’est tout simplement dix fois Kerviel, avec un nouveau record établi à 50 milliards de dollars perdus (record qui est à battre, sachez-le).
Dès lors, qu’il semble petit joueur notre frenchie à côté de ce monstre qui réussit la performance de donner des envies de nausée à des centaines et des centaines d’investisseurs, comme Steven Spielberg au travers de sa fondation par exemple, ou encore HSBC et Fortis.
Une véritable cerise sur le gâteau après des semaines économiques dramatiques, cela va sans dire.
Vous l’aurez remarqué, le scénario est donc parfait et résume bien l’escalade de la crise, en commençant avec un petit 3 milliards d’euros, pour finir avec un bon 50 milliards de dollars.
Bernard Madoff
Sur un autre plan nous pourrions aussi évoquer les J.O. de Pékin, qui ont fait couler des litres d’encre entre février et septembre, des jeux placés sous le symbole des Droits de l’Homme, débat remis en selle avec la cause tibétaine.
Nous le pourrions, certes, mais, comme cela était un peu prévisible, qui se soucie encore du Tibet, aujourd’hui ?
Où sont donc passés les « Free Tibet » que nous cumulions par le biais de tous les médias possibles, jusqu’à l’asphyxie ?
Tel un soufflet, tout est retombé et nous n’avons plus entendu parler de cette cause, dès la fin des J.O. proclamée, tout comme nous n’en avions pas entendu parler avant de constater que les J.O. approchaient à grand pas, vers la mi-février.
Un constat simple et explicite : le groupe Facebook (l’un des sites gagnants de cette année 2008) se rapportant à la cause tibétaine compte aujourd’hui moins de 900 membres…
Cela montre bien que le désintérêt est un sentiment plus fort que la volonté.
De plus, en y ajoutant la crise économique dès la mi-septembre, peu après la fin des J.O., les médias n’ont eu que faire du sujet tibétain et l’ont (logiquement ?) replacé au fond du tiroir.
Réentendrons-nous parler du « Free Tibet » en 2009 ? Pas sûr…
Quant au grand vainqueur de cette année 2008, il faut avouer que le High-Tech nous a livré un bon cru : Iphone, Wii, Facebook, etc…
Des sujets à première vue futiles en comparaison avec une crise économique, mais ils ont joué un rôle d’une importance considérable en ce qu’ils démontrent une avancée technologique fondamentale à mettre en parallèle de l’évolution de l’économie : ce que l’Homme peut faire, c’est repousser ses limites, limites que l’on retrouve dans la technologie car cela suppose maîtriser les sciences et son environnement, pour pouvoir nous plonger un peu plus encore dans un monde futuriste.
Est-ce que cela est une finalité en soi, c’est un autre problème, il convient de le préciser.
2009 nous réserve là aussi des choses intéressantes, et il sera utile de suivre l’évolution de la technologie durant ces 365 prochains jours.
Tant d’autres sujets pourraient être évoqués, mais cela ne ferait qu’amener un manque de lisibilité à cet article, et nous ne devons nous focaliser que sur l’essentiel si l’on veut effectuer un travail efficace.
Volontairement, pas de deuxième partie aujourd’hui, le tout étant une question de bon sens : Nous avons vu une première partie faisant état d’un bilan de l’année 2008, il conviendrait alors de faire une seconde partie sur les promesses de 2009.
C’est pourquoi, après ce que nous avons vécu cette année, bien malin celui qui pourra prévoir ce qu’il se passera demain, et pour cette raison, je vous invite à nous retrouver l’année prochaine pour, encore et toujours, voir l’autre visage de l’actualité, commenter une actualité qui promet d’être riche, et en ressortir sa substance, afin de nous dégager de ce brouillard que forment faits divers et médias, pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit, mais aussi pouvoir anticiper ce qu’il se passera demain.
Sur ce, chers internautes, à l’année prochaine !
Source :
Bonne idée du Monde
http://www.lemonde.fr/a-la-une/visuel/2008/12/19/pour-e...
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20 novembre 2008
Saison 1 / Episode 4 : Quand l'Euthanasie devient Droit
Chantal Sébire.
Aujourd’hui encore, ce nom a une signification particulière pour qui se rappelle cette triste histoire.
Atteinte d’une rare tumeur au visage, cette femme fut défigurée et la souffrance la poussa à demander au Président de la République le Droit de mourir.
Les médias s’emparèrent de cette affaire et n’hésitèrent pas à en faire le sujet principal des journaux télévisés, allant même jusqu’à diffuser des images de la malheureuse à 20h, très choquantes et qui auraient pu remettre en cause la réelle sincérité des médias quant à leur volonté de mettre en avant la maladie de Madame Sébire.
Son calvaire se termina finalement le 19 mars 2008.
Elle décéda dans des circonstances mystérieuses, après que l’opinion publique ait eu le temps de prendre partie sur la question du droit de mourir dans la dignité.
La semaine dernière, un palier a été franchi, de l’autre côté des Alpes.
La Cour de Cassation italienne a rendue une décision qui fait déjà polémique, une jurisprudence qui risque de faire couler beaucoup d’encre.
En effet, elle vient de donner raison à un père qui voulait faire arrêter l’alimentation artificielle de sa fille, dans le coma depuis 1992 après un accident de voiture.
Le débat sur l’euthanasie fait partie de ceux qui reviennent régulièrement sur le devant de la scène.
Vincent Humbert en 2003, qui avait lancé la fameuse formule « Je demande le Droit de mourir », Christine Malèvre en 2005, infirmière qui sera condamnée pour pratique de l’euthanasie, et donc Chantal Sébire en 2008, sont les cas les plus récents et les plus médiatiques.
Qu’est-ce que l’euthanasie ?
Selon Le Petit Larousse, l'euthanasie est une pratique visant à provoquer la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, particulièrement par un médecin ou sous son contrôle.
La Cour de Cassation italienne s’est attiré les foudres de l’Eglise en rendant cette décision, mais nous n’évoquerons pas aujourd’hui la relation Euthanasie/Religion, plutôt la relation Euthanasie/Ethique.
Le Droit a donc donné son aval au père pour qu’il mette un terme à la vie de sa propre fille.
Afin de nous pencher de manière efficace sur l’Euthanasie, nous allons partir de la phrase de la définition de l’euthanasie et la scinder en deux, afin de confronter chaque partie au sens de l’éthique.
Evidemment, les débats sur l’euthanasie sont éternels, nous nous efforcerons simplement de nous approcher de ce qui pourrait être un semblant de Vérité.
« Une pratique visant à provoquer la mort d'un individu […] par un médecin ou sous son contrôle »
Nous ne pourrons pas facilement nous séparer de la substance même de l’euthanasie : la Mort.
Principal argument des anti-euthanasies, point sur lequel les pro-euthanasies se doivent de bien savoir répliquer, l’euthanasie c’est avant tout donner la mort à un être humain.
De quel droit pourrait-on donner la mort à une personne ?
La peine de mort est abolie depuis 1981 en France. Bien que certains remettent en cause cet acquis, les faits divers de notre temps, de plus en plus horribles ne nous le cachons pas, inondant les médias et les poussant à vouloir mener à la potence chaque personne vue à l’écran.
Pouvons-nous légitimer le fait de « laisser mourir » des êtres humains alors que l’une des caractéristiques de notre République est dorénavant de dénoncer la peine de mort.
Bien sûr, et là est la réponse, nous ne traitons pas de la même « Mort ».
L’euthanasie traite des personnes qui sont dans un état de maladie incurable, comme nous le verrons plus tard, alors que la peine de mort s’intéresse aux personnes ayant commis des crimes.
Néanmoins, au-delà de cette différenciation, le résultat est le même, alors comment peut-on considérer comme acceptable le fait de donner la mort à une personne ?
Décider de la mort de quelqu’un est-il un Droit que l’on peut légitimer ?
A première vue, non, jamais nous ne pourrons justifier de la mort d’une personne n’ayant jamais commis d’actes graves dans sa vie.
Enlever la vie à une personne est un Droit que l’Homme ne peut détenir, quelque soit sa position (médecin, Président, proche), sinon chaque crime trouverait des motivations telles que les criminels seraient tous en liberté.
Pourtant, et c’est là la particularité, enlever la vie dans le cadre de l’euthanasie est perçu d’une façon plus qu’originale par la personne agissant ainsi : elle le fait pour rendre service à la personne agonisante.
C’est ainsi que nous constatons que, par la pire des actions, une personne cherche justement le contraire, effectuer la meilleure chose pour la personne souffrante.
Tout l’ambigüité de la notion est ici : il semble alors que l’on puisse légitimer le pire des actes car c’est tout simplement dans l’intérêt de la personne, une personne qui, elle-même, a accepté de s’éteindre pour mettre fin à son calvaire.
Peut-on excuser les personnes faisant acte d’euthanasie ? Ce ne sont pas de vraies criminelles, malgré le fait qu’elles enlèvent une vie.
Ici, il convient donc de faire un rappel à la notion d’intention que nous avons croisé dans l’article « Le Dilemme Fou », afin de différencier clairement criminel et personne « aidant à mourir » :
La personne aidant à mourir ne veut pas tuer pour tuer, non, elle veut soulager les souffrances extrêmes auxquelles une personne est soumise.
Bien que cela soit difficile à concevoir, la Mort est la seule solution envisageable et elle outrepasse son raisonnement afin d’aider à mourir.
Plus que de simples actrices de la Mort de la personne, les personnes pratiquant l’euthanasie se « sacrifient » pourrait-on dire : elles connaissent les enjeux d’un tel acte, mais elles le font tout de même, dans l’intérêt de la personne.
Le criminel, lui, n’agit évidemment pas dans l’intérêt de sa victime. Quelque soit sa motivation, ce n’est surtout pas par compassion qu’il va donner la Mort à la personne.
De ce fait, autant le résultat est le même (le décès d’une personne), autant les raisons sont différentes, et on ne peut donc pas mettre sur un pied d’égalité criminel et personne pratiquant l’euthanasie, alors que c’est le rapprochement le plus souvent effectué par les anti-euthanasie, leur principal argument contre cette pratique.
Le père d'Eluana
« la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables »
Nous pouvons donc continuer maintenant sur les raisons d’un tel acte.
La compassion, la pitié, autant de sentiments qui poussent à commettre l’irréparable.
En effet, les personnes potentiellement victimes d’euthanasie sont des personnes dont la situation est extrême, que ce soit sur un plan physique ou psychologique.
Malheureusement, la considération d’une « maladie incurable » est bien subjective et dépend de la personne voulant aider l’autre à mourir : à partir de quel moment peut-on dire qu’une maladie est « incurable » ?
Evidemment, la science fait son entrée ici car c’est la médecine qui permet de faire des analyses poussées permettant de déterminer les chances d’amélioration de l’état de la personne.
Mais il n’est pas fait état d’une liste de « maladies incurables » et il faut donc procéder au cas par cas.
Les situations de coma profond sont les cas les plus rencontrés, avec ceux des personnes atteintes d’un fort handicap.
Le désespoir compréhensif des familles des victimes accentue cela : la situation est mentalement horrible à vivre, pour les proches comme pour la personne concernée quand elle est consciente.
Alors, un contexte si extrême légitime-t-il l’impensable ?
La plus grande contradiction inimaginable prend donc forme sous nos yeux : accepter l’idée de pouvoir mourir pour ne plus souffrir.
L’éthique est donc mise à mal ici, car si elle se base sur le bon sens en premier lieu, comment pourrait-elle alors accepter de laisser souffrir des êtres humains ?
Mais l’éthique qui accepterait que l’on « tue » des gens, ne serait-ce pas un comble d’autant plus choquant ?
Source :
Article
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/euthanasie-en-it...
14:19 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, mort, italie, droit
09 novembre 2008
Saison 1 / Episode 1 : Yes, He Can ?

Cette semaine, le Monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis, vers Chicago plus particulièrement.
Une campagne de 21 mois, plus d’1,5 milliard de dollars dépensés par les deux candidats, un taux de participation électoral record, un enjeu historique, et un scénario digne d’un film hollywoodien, cette nuit du 4 Novembre restera longtemps dans les mémoires comme le jour où les Etats-Unis ont écrit une nouvelle page de leur histoire.
Barack Obama, tout ce résume à ce nom.
Enfant né d’un père kényan et d’une mère américaine, il grandit aux USA alors que la ségrégation est encore de mise dans le pays où tout est possible.
Nous n’allons pas nous intéresser de plus près à la personnalité de Barack Obama, son histoire, car à moins que vous n’ayez vécu tel un ermite durant ces deux dernières années, vous le connaissez tous.
La belle histoire à donc eu lieue.
A 47 ans, il est devenu le premier « Président Noir » des Etats-Unis, comme le clament depuis bientôt une semaine tous les médias du monde entier, comme s’il y avait une catégorie « Président Blanc ».
Il bat John McCain et sa colistière Sarah Palin avec un net avantage de grands électeurs en sa faveur (le seul résultat comptant lors des élections américaines, faut-il le rappeler).
L’émotion était au rendez-vous cette semaine aux US et le monde politique à salué, d’une même voix, cette victoire historique, que ce soit en Iran comme au Royaume-Uni.
Evidemment, le contexte fait que nous voyons en cette élection un grand symbole d’Espoir, mot reprit régulièrement par Obama lui-même durant sa Campagne, et encore dans son discours de Victoire :
Nous sortons d’une présidence Bush de 8 ans qui aura sans doute été l’une des plus controversées de l’histoire américaine, et ce dès son élection (un mois passé à recompter les bulletins de vote en Floride, Etat où le Gouverneur n’est autre que le frère de W., pour finalement gagner l’élection 2000 grâce à cet état), durant son mandat (11 septembre prévisible, Guerre en Irak) et enfin à quelques semaines de son départ de la Maison Blanche (crise économique, Guerre en Irak toujours non-terminée d’un point de vue technique), ce qui donnait encore plus de difficultés à McCain qui, en tant que Républicain comme l’actuel Président, se devait d’être à la fois détaché du bilan très critiquable de son potentiel prédécesseur tout en gardant dans son camp les électeurs de son parti.
Le nouveau Président se retrouve donc face à un virage très serré qu’il va devoir négocier du mieux possible s’il veut éviter d’enfoncer un peu plus sa patrie dans la crise.

Alors pourquoi pas un Président « différent » ?
Un démocrate ? Oui, bien sûr. Un démocrate qui serait en totale contradiction avec le Président de ces huit dernières années ? Ca semble logique. Pourquoi pas un Président de couleur ? Oui, pourquoi pas.
Et voilà Barack Obama aujourd’hui à la porte de la Maison Blanche, prêt à relever le défi et ayant la majorité de l’opinion publique mondiale prête à l’encourager à défaut de pouvoir l’aider littéralement, pour améliorer et la situation aux US, et la situation dans le Monde.
Moi-même très enthousiaste à l’idée d’avoir un Président tel que Barack Obama à la tête des Etats-Unis, conscient du message que cela renvoie au monde entier, il n’en reste qu’il faut aller au-delà de ce que nous pensons et analyser plus objectivement les capacités de Barack Obama à diriger, dès le 20 janvier 2009, la première puissance mondiale, car oui, il n’est pas inutile de rappeler ici que nombreux sont ceux qui ont votés pour Obama avant tout parce qu’il est noir et que l’aspect symbolique était donc plus fort que tout, reléguant malheureusement son programme au second plan.
Il convient donc de voir les points clés du programme d’Obama.
En matière économique, le protectionnisme semble de retour. Principal exemple : il a appelé explicitement à la renégociation de l’ALENA, une très mauvaise nouvelle pour les voisins mexicains et canadiens concernés en premier lieu.
Pour lui, sa mission est de rééquilibrer l’économie, ce qui va sans doute amener des décisions présidentielles d’un autre genre, amenant les américains à faire plus d’efforts, même si la volonté de baisser les impôts (argument revenant sans cesse à chaque élection, quelque soit le pays occidental concerné) est présente chez le futur Président.
Sur le plan de la Diplomatie, il souhaite un partenariat plus étroit avec l’Europe, ce qui pourrait être mal vu par les américains eux-mêmes. Sur la question des relations avec les dirigeants de pays où le discours américain passe mal, il est ouvert au dialogue, mais aucun point explicite quant à la lutte anti-terroriste, bien que qu’Al Qaeda soit nécessairement une des cibles du futur Gouvernement.
On peut penser qu’Obama sera le Président modèle qui ne fera pas de Guerre à la manière d’un W., cherchant prétextes et autres motivations pour aller là où il y a du pétrole, mais il n’exclut pas lui-même l’option militaire à l’encontre de l’Iran, si les négociations avec ce pays avortent.
Sur le problème irakien, il promet un rapatriement des troupes d’Irak d’ici deux ans. Le tout est de savoir si en deux ans les forces américaines en présence auront le temps d’instaurer un régime stable, de manière à ne pas délaisser le territoire occupé et sans réel pouvoir sur lequel s’appuyer.
La vente d’armes aux USA choque souvent les démocraties occidentales. Obama vise un « encadrement » des ventes d’armes, reste à savoir ce que cela sous-entend.
Enfin, une vidéo diffusée récemment revient sur différentes déclarations d’Obama, pour le moins explicites et un peu surprenantes.
Après, on peut considérer que les paroles étaient orientées et saupoudrées de démagogie à l’occasion de Meetings dans des Etats pro-Républicains, ce qui serait compréhensible.
(C’est un extrait du Zapping, ce qui nous intéresse est le tout premier extrait, à l’origine vu sur LCI) http://www.dailymotion.com/search/zapping/video/x7c7vu_za...
Obama Président, Noir.
L’arbre qui cache la forêt ? L’élection est-elle faussée par la couleur de peau du candidat démocrate ? Avons-nous affaire à de la « Discrimination positive » comme en France récemment ?
Bien sûr, la force de cette élection reste immense, mais ne faudrait-il pas espérer, sur un pur plan politique, que l’élection d’Obama ne soit pas, seulement, une question de couleur ?
Mêmes les médias semblent s’y perdre. Il suffit de regarder les reportages diffusés depuis quelques jours : tous axés sur la communauté noire.
Il aura fallu la première conférence du futur Président, s’intéressant à la crise financière, pour que les médias lient l’élection aux futurs enjeux politiques.
Les détracteurs les plus farouches du candidat démocrate ont mis l’accent sur sa trop grande jeunesse, et surtout son manque d’expérience.
Même les partisans d’Obama se doivent d’admettre que les 3 ans passés au Sénat depuis 2004 comme préliminaires à l’accession au bureau ovale, c’est un peu léger comme CV…
De l’autre côté McCain, dont l’aspect « Héro de Guerre » fut sans cesse mis en avant, est député républicain de l’Arizona depuis 1982, quand Barack Obama n’était encore qu’un étudiant.
Cela peut aussi avoir réussi à Obama car la vieillesse (et l’ancien cancer de la peau) de McCain était un argument de poids en cas d’attaque sur son âge (25 ans de moins que le républicain tout de même).
Ainsi, il semble bien qu’avant d’avoir élu un programme, les américains ont avant tout élu un homme, ce qui est typique de la sociologie politique d’aujourd’hui qui veut qu’on se rassemble plus derrière une personnalité qu’un programme.
Obama, Président Noir.
Le charisme du nouveau Président est impressionnant.
Les républicains l’auront maintes fois comparé à une star de cinéma, mais même si son histoire semble sortir tout droit d’Hollywood, il ne doit pas être réduit à cette première impression.
Les larmes du révérend Jesse Jackson lors de l’annonce des résultats de l’élection en disent long sur l’avancée effectuée par l’Amérique en un peu moins de 50 ans, quant à la considération des noirs dans la société américaine.
Martin Luther King lui-même aurait été fier de vivre ce moment, dixit sa propre fille, et cela est bien vrai.
Qui aurait pu croire, dans les années 1960, qu’un Noir remporterait l’élection présidentielle américaine moins d’un demi-siècle plus tard ?
Certains spécialistes ne s’y sont pas trompés en qualifiant le 4 novembre de « 11 septembre à l’envers » : l’Amérique est redevenue ce pays admirable où tout est possible, où finalement chaque personne peut se faire une place au soleil.
Les autres pays occidentaux en prennent de la graine, le débat s’installant déjà en France de la possible présidence donné à un français aux origines étrangères.
Néanmoins, même si 80% des français sont favorables à un Président de la République noir, seulement 58% envisageraient de voter pour un candidat aux origines maghrébines, ce qui montre que ce sondage n’est qu’exclusivement influencé par ce qui s’est passé de l’autre côté de l’Atlantique.
Vous l’aurez compris, le message d’Espoir à tirer des élections américaines est d’une importance fondamentale, mais il n’en reste que la véritable partie intéressante commencera le 20 janvier 2009, jour où Barack Obama foulera officiellement la Maison Blanche en tant que maître des lieux et dont les décisions, axées sur un programme politique qu’il conviendra de remettre au goût du jour pour que la plupart des américains sachent pour quoi ils ont votés, auront, je l’espère sincèrement, un réel impact sur le Monde, aussi fort que ce que nous avons vécu mercredi dernier, à 5h du matin.
Sources :
Comparaison des programmes de Barack Obamam et John McCain
http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-829254,54-1087895,0.html
Victoire d’Obama, mauvaise nouvelle pour les homosexuels californiens
http://fr.news.yahoo.com/64/20081106/twl-la-californie-bannit-le-mariage-homo-acb1c83.html
Le protectionnisme d’Obama
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20081107.CHA8264/le_protectionnisme_dobama_estil_inquietant.html
Interview du Révérend Jesse Jackson
http://www.parismatch.com/parismatch/Dans-l-oeil-de-match/Reportages/Jesse-Jackson-Cette-election-signifie-la-fin-des-barrieres-et-pas-seulement-pour-les-Noirs/(gid)/56232
Un Président noir en France ?
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/07/content_756777.htm
17:52 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : obama, usa, elections, présidentielles, politique

















